Divonne-les-Bains, de la Suisse dans les idées

Autres informations / 22.07.2021

Divonne-les-Bains, de la Suisse dans les idées

Divonne-les-Bains, de la Suisse dans les idées

Avec la toute récente obtention du label "Grand Genève" pour son hippodrome, la Société des courses de Divonne-les-Bains est à un tournant de son histoire. À quelques jours du coup d’envoi de la saison de galop, Bernard Gilles, le président, nous a parlé de cette nouvelle dynamique qui est en train de se créer.

Par Guillaume Boutillon

Samedi 31 juillet, Divonne-les-Bains accueillera la première de ses trois réunions de l’année consacrées aux galopeurs. Bernard Gilles, le président de la Société des courses, nous a expliqué : « Depuis 2016, année où nous avons perdu nos courses d’obstacle, nous n’organisons plus que trois réunions de galop par an, contre quatre à l’époque. Pour le trot, en revanche, sept réunions – dont trois Premium – se tiennent chez nous. À cette même époque, nous avons bien failli perdre nos épreuves de galop, car nous étions un peu dans le collimateur. Mais nous nous sommes battus pour les garder. Aujourd’hui, nous avons non seulement la volonté de les maintenir, mais aussi d’essayer de les développer. Il faut savoir que la Société des courses est gérée en étroite collaboration avec les élus locaux. Et nous sommes sur la même longueur d’onde : si nous ne développons pas notre hippodrome, au vu de la pression immobilière qui frappe la région, l’avenir des courses à Divonne-les-Bains pourrait s’assombrir. »

Un label "Grand Genève" aux nombreuses possibilités. « Cela faisait quelques années que je souhaitais un rapprochement avec nos voisins suisses », nous a confié Bernard Gilles. « Cela vient tout juste de se concrétiser : notre site change de nom et devient l’hippodrome du Grand Genève - Divonne-les-Bains. D’ailleurs, nos nouvelles affiches sont prêtes. C’est un choix politique qui, je l’espère, devrait nous faire prendre une nouvelle dimension. Le Grand Genève [qui englobe plusieurs cantons entre la France et la Suisse dont le pays de Gex, où se trouve Divonne-les-Bains, ndlr] était assez surpris de découvrir notre hippodrome sur leur territoire. Le maire de Divonne-les-Bains, Vincent Scattolin, et le président de la communauté d’agglomération du pays de Gex, Patrice Dunand, ont beaucoup œuvré pour que nous obtenions ce label du "Grand Genève". Pour l’instant, cette collaboration ne fait que commencer : mais rien qu’en matière de communication, ou simplement le fait de faire partie d’un vaste projet, cela devrait nous aider à franchir un cap. »

Objectif "première catégorie". Hippodrome de première catégorie au trot, Divonne-les-Bains vise également ce statut à moyen terme dans la discipline du galop : « Aujourd’hui, j’ai une piste de galop magnifique », insiste Bernard Gilles. « Nous avons fait plusieurs aménagements, notamment en ce qui concerne le drainage. Si les finances nous le permettent, à l’avenir, nous voudrions élargir notre ligne droite d’arrivée, car notre ambition est de passer première catégorie. Cela augmenterait les dotations et encouragerait les professionnels à venir chez nous. Il y a une réelle volonté de la part de la commune d’investir sur l’hippodrome, donc à nous de bien gérer le volet "courses". Nous ne rêvons pas et savons très bien quelle est la tendance du côté de France Galop, mais nous espérons quand même que cela deviendra possible un jour. »

Une activité quotidienne sur l’hippodrome. La Société de courses a créé une filiale sous forme de SAS de prestation de services, dont elle est le principal et le seul actionnaire. Cela a permis à la Société d’embaucher un directeur d’hippodrome, une secrétaire et deux personnes dédiées aux pistes. À l’heure actuelle, un entraîneur de trot avec quatorze chevaux et un permis d’entraîner dans la même discipline sont basés à Divonne-les-Bains. Bernard Gilles nous a précisé : « Nous étions en discussion avec un entraîneur de galopeurs pour qu’il vienne s’installer chez nous. Cela ne s’est malheureusement pas fait avec lui, mais un autre s’est montré intéressé depuis et nous espérons que cela pourra aboutir après le meeting. Afin de relancer l’activité, nous avons procédé à un investissement relativement important en remplaçant notre piste de canter en sable par une piste en copeaux de bois. Elle nous donne entière satisfaction et nous aimerions qu’elle soit davantage utilisée. Sans bien sûr avoir des centaines de chevaux à l’entraînement, nous aimerions vraiment développer cette activité. »