Motamarris débute au haras du Mazet

Courses / 26.07.2021

Motamarris débute au haras du Mazet

Jeune éleveur dynamique, Mathieu Talleux s’est récemment distingué avec Tetris du Mazet sur les haies de Clairefontaine. En vue de la saison de monte 2022, le Corrézien annonce l’arrivée d’un nouvel étalon au haras du Mazet : Motamarris.

Installé au haras du Mazet, aux portes de Pompadour, Mathieu Talleux nous a dit lundi : « Motamarris (Le Havre) a beaucoup d’atouts pour lui. Son physique notamment : c’est un grand cheval, toisé 1,68m, avec une magnifique épaule, de l’étendue et beaucoup de profondeur. Il est totalement noir, sans un poil de blanc. Sa locomotion est impressionnante. Il a aussi de superbes performances et a dû se battre en course face à des champions de la trempe de Sottsass (Siyouni), Persian King (Kingman) ou encore Skalleti (Kendargent). J’incite vraiment les gens à regarder les vidéos ses courses depuis ses débuts : Motamarris avait beaucoup de qualité. Je vais le soutenir avec des juments d’obstacle car il a une magnifique action et le modèle pour cela. Mais il peut tout aussi bien produire en plat vu son origine et ses performances. Il est exceptionnellement bien né et j’y crois beaucoup. »

Ses performances. La première fois que Motamarris a fait parler de lui, c’était lors de ses débuts à Chantilly. L’élève et représentant du cheikh Hamdan Al Maktoum avait en effet surclassé l’opposition du Prix de la Traversière en s’imposant de sept longueurs sur la P.S.F. de Chantilly. Il a ensuite confirmé dans une Classe 2 avant de remporter sa Classe 1 de huit longueurs en terrain souple. Freddy Head l’a donc présenté en invaincu dans le Prix du Jockey Club (Gr1) 2019. Ce jour-là, Motamarris a animé la course à un train très soutenu, le record de l’épreuve ayant d’ailleurs été battu. Et après avoir porté le poids de l’épreuve, il n’a été dominé que par deux triples lauréats de Gr1 : le futur gagnant d’Arc Sottsass et Persian King. Dans le classique cantilien, Motamarris devançait Roman Candle (Prix Greffulhe, Gr2) et Rockemperor (trois fois placé de Gr1 aux États-Unis). Ce jour-là, Freddy Head avait déclaré : « Nous avons été un peu embêtés par un cheval à notre intérieur, et Motamarris n'a pas pu se caler tranquillement le long du rail. C'est un détail qui peut se payer à la fin. À part cela, tout s'est bien passé et il n'y a rien à dire. Le poulain est encore probablement immature et va encore s'améliorer. Il devrait être meilleur à la fin de l'année. (…) Nous avons vu un grand Jockey Club et Motamarris est battu par deux très bons chevaux. Je pense qu'il pourra faire les 2.400m. » Blessé, Motamarris n’a pas couru pendant plus d’un an, mais pour son retour à la compétition, il a gagné de quatre longueurs le Grand Prix de Compiègne (L). Il s’est ensuite classé troisième des Prix Gontaut-Biron (Gr3) et Daniel Wildenstein (Gr2).

Son pedigree. Motamarris est un fils de l’étalon classique Le Havre (Noverre). Le sire du haras de Montfort & Préaux devrait atteindre rapidement la barre des 80 black types en plat, lui qui compte déjà cinq lauréats de Gr1. Il a par ailleurs déjà donné une dizaine de black types sur les obstacles, dont deux lauréats de Groupe en obstacle et notamment Chaptal (Prix Général de Saint-Didier, Gr3). Du côté maternel, le papier de Motamarris est la succession de trois sires exceptionnels : Anabaa (Danzig), Nureyev (Northern Dancer) et Riverman (Never Bend).

Sa mère, Thamarat (Anabaa), s’était classée troisième du Prix Yacowlef (L) et elle est à l’origine de six black types, dont Tantheem (Prix de Cabourg, de Meautry Barrière et Petit Couvert, Grs3) et Santiago (Derby d’Irlande, Gr1).

Sa deuxième mère a donné quatre black types dont Tamayuz (Prix Jacques Le Marois et Prix Jean Prat, Grs1). La troisième mère n’est autre que la célèbre Allez Les Trois (Riverman), gagnante du Prix de Flore (Gr3) et mère d’Anabaa Blue (Prix du Jockey Club, Gr1). C’est donc la famille de deux des grands étalons de notre temps, Galileo (Sadler’s Wells) et Sea the Stars (Cape Cross).