Un immense ouf de soulagement

Institution / Ventes / 15.08.2021

Un immense ouf de soulagement

Les grands indicateurs

            Présentés         Vendus (%)     Prix moyen     Prix médian    CA

Dimanche       78        61 (78,21 %)   307.787 €        210.000 €        18.775.000 €

Partie 1           157      118 (75,16 %) 257.136 €        185.000 €        30.342.000 €

VENTE D’AOÛT ARQANA - DEAUVILLE, DIMANCHE. Tout le monde attendait la seconde session de la partie 1 de la vente d’août Arqana. Et les yearlings du dimanche - qui, de l’avis général, étaient supérieurs à ceux du samedi - ont permis à la vente française de retrouver des couleurs. Si l’on ne considère que la journée du dimanche, on retrouve les niveaux de l’année record de 2019, avec même une légère hausse (3,85 %) du prix moyen.

Si l’on se base sur la partie 1 de la vente, les scores décevants du samedi ont pesé, si bien que l’on perd 7 % en chiffre d’affaires, en cumulant les deux jours. Mais on est quand même au-dessus des années 2017 et 2018. En résumé : le marché a retrouvé le niveau qui était le sien avant le Covid, en tout cas pour les éléments les plus commerciaux. Prenons le haut du marché. En comptabilisant les lots vendus à 500.000 €, on arrive au même constat : le record date de 2019 (20), suivi par 2021 (13), puis par 2018 (12) – contre 7 en 2020, année Covid.

Autre motif de satisfaction : les cinq top lots ont été adjugés à quatre acheteurs différents. De plus, parmi les deux lots millionnaires de cette session, l’un d’eux, adjugé 1,5 million d’euros à Oliver St Lawrence, est issu d’un étalon faisant la monte sur notre sol, le miraculeux Siyouni. L’étalon des Aga Khan Studs pointe d’ailleurs en deuxième position du classement des étalons par chiffre d’affaires, derrière l’intouchable Dubawi, à l’origine de la pouliche vendue 2,4 millions d’euros à Charlie Gordon-Watson (qui a battu Oliver St Lawrence sur ce lot). Jamais, sans doute, un étalon français n’avait été aussi haut sur le ring…

Pour en revenir au top price, présenté par le haras d’Etreham, il s’agit d’une pouliche sœur de la bonne Babylone (Invincible Spirit), lauréate du Prix de Malleret (Gr2). Charlie Gordon-Watson agissait pour le compte de Lady Bamford, dont la famille aime la France puisqu’elle détient notamment le Château Léoube, à Bormes-les-Mimosas (où se trouve le fort de Brégançon, résidence d’été du président de la République), qui produit un vin rosé de très belle tenue. La pouliche a été élevée par le haras Voltaire, la récente structure de Thierry Gillier – créateur de la célèbre marque de vêtements Zadig & Voltaire –, qui avait réalisé ses premiers achats à Deauville en 2017. Il connaît maintenant les deux côtés du ring.