Disparition d’Henri Samani

Autres informations / 10.09.2021

Disparition d’Henri Samani

Henri Samani s’en est allé, dans la nuit de jeudi à vendredi. Il avait 76 ans. Ce grand jockey était né à Hussein-Dey (un quartier d’Alger) le 9 mars 1945. Il était le fils de René Samani, cravache d’or en Afrique du Nord et dans le sud-est de la France métropolitaine au cours de la première moitié du XXe siècle. Apprenti chez l’entraîneur cantilien John Cunnington Sr dès 1959, Henri Samani va très tôt révéler son très grand talent en gagnant dès l’âge de 15 ans sa première course parmi les professionnels parisiens. Concurrent et néanmoins grand ami d’Yves Saint-Martin, Henri Samani appartenait à cette génération de jockeys des années 1960 qui verra éclore Freddy Head, Maurice Philipperon, Jean-Claude Dessaint…

Successivement première monte pour André Rueff, Jean Stern, Guy de Rothschild, Son Altesse l’Aga Khan, Mahmoud Fustok, Sir Gaëtan Duval, il a enregistré près de 2.000 victoires en 27 ans de carrière.

Fer de lance des jockeys européens, Henri Samani a également représenté la France à de nombreuses reprises à l’étranger, et porté haut les couleurs tricolores, que ce soit en Europe (Grande-Bretagne, Italie, Allemagne, Espagne, Suède, Suisse…) en Amérique du Sud (Brésil, Uruguay) ou en Asie (Japon) et en Afrique (Maroc, Sénégal, Afrique du Sud).

Véritable compétiteur, Henri Samani était également un sportif accompli et notamment un excellent skieur alpin, discipline qu’il pratiquait depuis le début des années 1960. Membre de la fine équipe des jockeys qui contribuèrent à la renommée de Courchevel, il y avait ses quartiers durant les saisons d’hiver parmi ses amis montagnards.

À l’issue de sa longue carrière sportive, et après une période de transition à l’île Maurice, où il officia en qualité d’entraîneur-jockey pour Sir Gaëtan Duval, alors Premier ministre, Henri Samani s’est ensuite installé en 1989 entraîneur public à Chantilly avant de quitter définitivement la région parisienne en 1996 pour Marseille, la ville de son enfance, sa ville de cœur.

Diminué par une santé fragile depuis 2015, entouré de tous ses enfants et de son épouse, Henri Samani s’est éteint paisiblement à l’hôpital Simone Veil de Cannes (06).

La rédaction de Jour de Galop présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.