Edito : show must go on

04.09.2021

Edito : show must go on

Charlie Watts nous a quittés à l’âge de 80 ans. Certains retiendront l’homme public, batteur d’un groupe – les Rolling Stones – qui a vendu 200 millions de disques en un demi-siècle. D’autres se souviendront de ses jardins secrets : le jazz et les pur-sang arabes (de show). On dit qu’il en possédait plus de 200 avec son épouse.

Cet univers – celui du show – semble évoluer sous une tout autre planète que la nôtre – celle des courses – avec ces compétitions où le seul verdict subjectif du jury décide de la victoire. Après ses années folles, le monde du show semble s’être notablement rétracté. Au point que seulement une poignée de grandes fortunes pratiquent encore en Europe.

Dans le même temps, il est intéressant de constater qu’en 2021, en ce qui concerne l’élevage à haut niveau chez les pur-sang arabes, le galop n’est pas réservé à une élite. Chez les 4ans, ce sont deux éleveurs avec une "poignée de naissances" annuelles qui ont sorti les deux meilleurs poulains français. Le leader, Hoggar de l’Ardus (Mister Ginoux), fait partie des trois naissances de Philippe Meunier en 2017. Il a gagné le Qatar Derby des 4ans (Gr1). Soko (Nieshan), brillant lauréat de la Doha Cup - Prix Manganate (Gr1 PA), est l’un des deux produits de l’année 2017 pour Jean-Luc Jardel. N’oublions pas la victoire de Terre d’Or (Al Tair), produit du haras du Bosquet, dans le Prix Razzia III (Gr3 PA), et celle de Lady Princess (General), une élève d'Élodie et Bruno Bellaud, dans les Qatar International Stakes (Gr1 PA).

Vu le niveau de la compétition internationale, la France du pur-sang arabe a de quoi être fière de ces quatre élevages qui arrivent à être compétitifs avec des moyens qui ne sont pas illimités. En plat, c’est le poteau qui décide, pas un jury : c’est là toute la beauté du sport hippique. Le spectacle doit continuer ("show must go on") mais cela ne sera possible que si la base des éleveurs continue à gagner des belles courses…