En Régions : les sociétés de courses réunies à Lyon

Courses / 22.09.2021

En Régions : les sociétés de courses réunies à Lyon

Le congrès de la Fédération nationale des courses hippiques s’est tenu samedi, à Lyon-Parilly. Pierre Préaud, le secrétaire général de la Fédération, explique les objectifs de cette journée à laquelle plus de 80 sociétés de courses avaient répondu présent.

Jour de Galop. – Habituellement, le congrès se tient à ParisLongchamp. Pourquoi l’avoir déplacé à Lyon-Parilly cette année ?

Pierre Préaud. – Le congrès se déroule normalement lors de la Journée des bénévoles, à ParisLongchamp. Cette année, en raison du contexte sanitaire, cette journée a été annulée et, dès lors, la question s’est posée d’organiser ce congrès hors de Paris. Le choix s’est porté sur Lyon-Parilly. Pour rappel, en 2018, nous avions décidé que le congrès allait désormais se tenir tous les deux ans, mais, vu le contexte, nous n’avions pu l’organiser en 2020.

Tenir ce congrès en dehors de Paris, était-ce aussi un moyen d’envoyer un signal fort aux régions ?

Bien sûr, l’un des objectifs de ce congrès était de renouer des liens avec les sociétés, de montrer qu’elles peuvent compter sur nous. L’année 2020 a été éprouvante pour tout le monde. Les régions ont été courageuses et ont fait face à la crise. Elles ont été combatives et solidaires. Et l’idée d’organiser le congrès hors de Paris a été si bien reçue que nous envisageons de la reconduire.

Pour la première fois depuis la crise sanitaire donc, les sociétés de courses étaient rassemblées. Quel était l’état d’esprit général ?

Les présidents sont plutôt confiants. Ils sont satisfaits des messages envoyés par les sociétés-mères. Samedi, tout le monde était ravi de pouvoir échanger, de mutualiser les bonnes pratiques. Lorsque le congrès a lieu lors de la Journées des bénévoles, celle-ci prend souvent le pas sur le congrès. Là, c’était différent, nous avons pu mener une vraie journée de travail. Ce à quoi tenaient les sociétés.

Au cours de cette journée, plusieurs ateliers étaient organisés. Sur quels sujets avez-vous insisté ?

Sept thématiques étaient à l’ordre du jour. Il était important pour nous d’aborder des sujets qui échappent parfois aux sociétés de courses. Comment optimiser le P.M.H. est une question fondamentale aujourd’hui pour les sociétés, car le P.M.H. est une charge assez lourde. Ce volet économique a donc été longuement abordé, comme celui du bien-être équin, un sujet devenu central. De grosses avancées ont été faites sur le sujet, notamment avec le label EquuRES. Nous sommes revenus dessus.

Le digital occupe désormais une place prépondérante. Cette thématique a-t-elle été abordée ?

Cela fait déjà quelque temps qu’une prise de conscience de l’importance du digital a eu lieu. En ce sens Equidia Régions constitue un pas en avant très important. Un atelier était uniquement dédié à cette nouvelle interface et un nombre significatif de salariés d’Equida était d’ailleurs présent pour expliquer aux sociétés son fonctionnement. Aujourd’hui, chaque hippodrome dispose de sa propre fiche de présentation et il important que les sociétés maîtrisent cet outil.

Au sujet du digital toujours, il a été aussi question du projet H. Energy, dont l’ambition est d’accompagner les hippodromes sur la transformation digitale et l’animation de communauté de parieurs, notamment.

Une question revient souvent, celle de la transmission et de la difficulté pour certaines sociétés à recruter des bénévoles. Était-ce encore le cas cette année ? 

Oui, le problème est récurrent. La question de la transmission, comme celle de la manière dont un Conseil d’administration peut s’ouvrir à de nouvelles personnes, a également une nouvelle fois été abordée. Nous avons également animé un atelier sur les relations publiques et politiques, et plus globalement, sur la façon dont une société peut tisser des liens durables avec les élus locaux. On le voit de plus en plus durant l’été, certaines sociétés doivent par exemple négocier avec des communes qui ont mis en place une restriction d’eau.