Julian Smart : « Ebraz va courir, pour Mon’nia ça dépendra du terrain »

25.09.2021

Julian Smart : « Ebraz va courir, pour Mon’nia ça dépendra du terrain »

Julian Smart court après une sixième victoire dans la Qatar Arabian World Cup (Gr1 PA). Pour savoir qui pourrait succéder à Areej (Amer), Mkeefa (Amer), Djainka des Forges (Kerbella), Gazwan (Amer) et Ebraz (Amer), il attend le résultat du Prix Dragon. Mais sa première inquiétude concerne l’état du terrain.

C’est depuis le Qatar, où il est retourné voir ses jeunes chevaux, que Julian Smart nous a confié : « Ebraz et Maxr (Jaafer ASF) vont courir le Prix Dragon. Nous verrons comment cela se passera. Mais à l’heure où je vous parle, je pense encore une fois faire confiance à notre vétéran, Ebraz. » L’étoile montante de l’écurie, Mon’nia (Amer), est la sœur d’Assy (Amer), autre champion entraîné par Julian Smart. Malgré sa victoire dans le Sheikh Mansoor Festival - Critérium des Pouliches (Gr2 PA), sa deuxième place dans la Doha Cup - Prix Manganate (Gr1 PA) lui a imposé une pause, afin de préserver toutes les chances de cette lauréate de l’Amir Sword.

L’entraîneur explique : « Mon’nia a bien couru à Deauville, mais elle a confirmé ce que j’ai toujours pensé : le terrain souple, ce n’est pas pour elle. À La Teste, sur un terrain plus rapide, elle a été très impressionnante, comme à Doha. Je pense que le terrain peut la perturber. Le fait qu’elle coure dans la Qatar Arabian World Cup ou non dépendra de l’état de la piste. C’est la raison pour laquelle je n’étais pas enthousiaste à l’idée de faire venir Mon’nia en Europe. Quand elle a gagné à La Teste, j’ai pensé que cela pourrait finalement le faire. Sa performance de Deauville était convenable, mais elle n’a pas pu accélérer sur ce terrain. Soko (Neishan) est un bon cheval et Hoggar de l’Ardus (Mister Ginoux) court pour le patron aussi. Mais je ne pense pas que nous puissions voir la vraie Mon’nia sur autre chose qu’un terrain rapide. Mon sentiment, c’est qu’elle ne va pas courir. Car à cette période de l’année en France, la piste de Longchamp ne va pas lui convenir. Cependant, si le terrain s’avère rapide, elle courra. Et elle a toutes ses chances. Mais je ne suis pas certain que cela soit très probable comme condition de course.

Les interviews qui constituent ce dossier ont été réalisées à la veille du Qatar Prix Dragon (Gr2 PA). Les entraîneurs interrogés n’avaient donc pas, à l’heure où nous écrivons ces lignes, toute la visibilité en vue de la Qatar Arabian World Cup (Gr1 PA).

Les espoirs reposent donc vraisemblablement sur les épaules d’Ebraz, lauréat du Prix Dragon 2017 à Chantilly et de la Qatar Arabian World Cup 2019 à ParisLongchamp. Il a aussi remporté trois H.H. The Amir Sword et deux autres Grs1 PA. Son entraîneur explique : « Ebraz va avoir une semaine de repos après le Dragon. Pour se reposer et récupérer. Nous aurons ensuite deux semaines pour préparer la grande course. Nous espérons que cela fonctionne en notre faveur. J’ai toujours pensé que le Dragon était parfois le tombeau de la World Cup. Seul Al Mourtajez (Dahess) a gagné les deux la même année. Néanmoins, Ebraz a déjà remporté le Dragon par le passé. Et le délai de trois semaines ne devrait pas l’affecter. » Au sujet de la grande épreuve, Julian Smart explique : « C’est toujours une course relevée. Il y a Soko, un jeune cheval. Lady Princess (General), une remarquable jument. Et puis l’autre vétéran Tayf (Amer). Mais Ebraz est bon et le moral est au beau fixe. Si je dois n’avoir qu’un seul partant, autant que cela soit lui ! »