JDG n°5.000 : L’édito d’Homeric

Courses / 26.09.2021

JDG n°5.000 : L’édito d’Homeric

Par Frédéric Dion, ex-Homeric, rédacteur en chef d’un jour

« Ici en Ardèche, au cœur des monts du même nom où j’ai élu domicile, les plaisirs quotidiens ne manquent pas. Ainsi, me retrouver dès potron-minet dans ma forêt avec mon jeune chien qui, d’un galop désordonné de stayer inépuisable, fuse entre les troncs robustes et centenaires des châtaigniers, en est un. Dans ces mêmes bois solitaires et purs où l'imagination gonfle ses voiles, les ultimes feux qui roussissent cet univers bruissant de contes pour enfants, est un bonheur équivalent. Au jardin des félicités, en vrac : les crèmes au chocolat maison, légumes et fruits du potager de ma chérie ; retrouver le sourire de mes enfants, des amis en visite ; escalader, arpenter, lire…

Revers de la médaille de la Cévenne ardéchoise, l’hippodrome le plus proche de mon nid, celui de Jullianges, se trouve à 113 kilomètres, soit deux heures de route. Vers le sud, celui de Nîmes est à 127 kilomètres et deux heures et demie de voiture. L’Isle-sur-Sorgue, Lyon, c’est kif kif ! D’où parfois un manque de l’hippodrome des Condé ou celui du Bois de Boulogne.

Heureusement, chaque soir, JDG carillonne à mon portable. Je me précipite alors vers mon ordi pour le "déguster", car quand Jour de Galop paraît, c’est jour de fête, ma petite madeleine, une façon de me maintenir dans un milieu qui a tissé toute mon existence. J’aime y dénicher les histoires d’espérance, d’amitié, d’amour. Des petites phrases pudiques qui disent tout de ce lien quasi charnel qui font de l’homme et du pur-sang une si parfaite association de partenaires. Grâce à JDG et sa palette colorée, j’ai matière à m’émerveiller, m’émouvoir, ce qui est le sel de mes jours, ainsi qu’à récolter des informations essentielles puisque j’aime jouer. Enfin, car la place ici me manque pour être exhaustif, j’aime le ton de JDG, reflet de sa jeunesse, de son enthousiasme, de sa passion. 

Mille mercis à cette confrérie entreprenante qui m’offre ce cadeau quotidien, et cet honneur qu’elle me fait en cette date anniversaire. À vous, l’équipe rédactionnelle qui, numéro après numéro, trouvez sujets pour nous enchanter, tous mes vœux d’ajouter, forcément pas trop vite, un 0 à ce 5.000e numéro. Chapeau ! »