Il n’y a plus de petite équipe

Le Mot de la Fin / 05.09.2021

Il n’y a plus de petite équipe

Après un match nul face à Bruges (2-2), Zinédine Zidane –- alors coach du Real Madrid – avait déclaré : « Il n’y a plus de petite équipe. » Cet élément de langage a fait école. Même dans les courses. Le premier à l’avoir compris, c’est certainement Barry Irwin. Le boss du Team Valor a beaucoup acheté (et avec succès) en Amérique du Sud, en Afrique du Sud et au Zimbabwe. Il a ainsi déniché Ipi Tombe (Jebel Hatta Stakes & Dubai Duty Free, Gr1), Irridescence (Queen Elizabeth II Cup, Gr1 à Hongkong) et Gypsy's Warning (Matriarch Stakes, Gr1). En Europe, on assiste aussi à ce phénomène. Cela ne veut pas dire que le niveau est partout le même. Loin de là. Mais en achetant le rebut des grands pays d’élevage et en se formant dans les grandes nations hippiques, les entraîneurs des pays jugés comme secondaires peuvent sortir un ou des bons chevaux de temps en temps. C’est ainsi que l’Espagnol Guillermo Arizkorreta vient de gagner deux Groupes à Baden-Baden. Mais aussi que l’on a vu un Slovaque ou des Tchèques remporter des Listeds en France. Ou qu’un Tour to Paris (Fuissé), acheté à bas prix aux ventes en France, puis exporté en Hongrie, s’est plus tard révélé capable de gagner le Prix du Gros Chêne (Gr2)…