« Quel intérêt de chercher à rivaliser avec la FDJ sur le terrain des jeux de hasard avec notre foison de handicaps ? »

Autres informations / 17.09.2021

« Quel intérêt de chercher à rivaliser avec la FDJ sur le terrain des jeux de hasard avec notre foison de handicaps ? »

« Quel intérêt de chercher à rivaliser avec la FDJ sur le terrain des jeux de hasard avec notre foison de handicaps ? »

Par David Powell

« Je suis bien d’accord avec les interventions originales et intéressantes de Patrick Klein : dans le contexte de paris mutualisés, il n’y a aucun risque pour le PMU à payer davantage de possibilités sur des courses avec peu de partants.

Franco Raimondi souligne à juste titre que ces courses-là sont en fait plus intéressantes pour les joueurs "sérieux" que les "handicaps-loteries" à dix-huit partants...

La question des rapports diminués met en lumière le choix fondamental que nous abordons, concernant la clientèle que nous voulons séduire : par définition, quand les rapports sont moindres, il y a davantage de gagnants, quand ils sont plus importants, il y a davantage de perdants.

Or, un parieur qui gagne est heureux, surtout s’il a l’impression d’avoir fait quelque chose d’intelligent, et par contre celui qui perd l’est moins, s’il n’est pas masochiste.

Donc, a priori on satisfait plus de monde quand un favori a gagné, et le but, c’est tout de même de faire plaisir à la clientèle.

D’autant plus que l’on conforte aussi le choix des turfistes "intelligents" qui font le papier, et qui sont moins attirés par les sirènes de la FDJ et du Loto.

Quel intérêt donc de chercher à rivaliser avec la FDJ sur le terrain des jeux de hasard, avec notre foison de handicaps ? On n’aura jamais les rapports mirifiques du Loto, et la clientèle n’est pas la même.

Sans compter que c’est le système du tout handicap qui phagocyte les courses dites "valorisantes" et qui provoque des pelotons à moins de sept partants, puisque dans ce contexte-là il faut surtout "dévaloriser" les chevaux pour pouvoir les rentabiliser.

Constatons que dans ces courses, même une allocation tout à fait convenable au septième ne suffit pas pour compenser le risque de prendre une pénalité sévère pour une place prise à dix-sept longueurs du gagnant, et ne plus avoir de programme...

N’oublions pas que, depuis 1996, le code prévoit la possibilité de combiner les Maidens et inédits, mâles et femelles, lorsqu’ils ont réuni peu de partants chacun, et qu’à ma connaissance cette mesure n’a jamais été utilisée ! Pourquoi donc ? »