Tribune libre : modernisons notre Institution

Institution / Ventes / 27.09.2021

Tribune libre : modernisons notre Institution

Par Patrick Fellous, membre du Comité de France Galop et président de l’Association des propriétaires de l’Île-de-France, du Nord et de la Haute-Normandie.

 « Lors de son discours d’investiture de 2015, Édouard de Rothschild avait dit : " Pour organiser notre travail d’élusn je souhaite donner plus de pouvoir au Comité car il est la seule vraie expression de la filière hippique. "

Lors du dernier Comité de la Secf (LeTrot), un groupe de travail intitulé "modernisation des statuts et du code électoral" a présenté ses conclusions.

Il nous faut saluer à double titre les dirigeants du Trot. Tout d’abord ils ont su, au-delà de la mission qui leur est assignée par le décret d’État de 1997, créer une commission de travail qui se veut clairement réformatrice et qui démontre surtout une volonté de fonctionnement efficace et de transparence qui peut paraître parfois manquer à une association comme celle de France Galop.

Il est de notre devoir de saluer le souffle démocratique et l’esprit d’ouverture qui ont présidé tant à la création de ce groupe de travail qu'aux conclusions qu'il vient de présenter. Leur objectif est de donner plus de pouvoirs au Comité car il est, pour reprendre la définition d’Édouard de Rothschild, "la seule vraie expression de la filière hippique".

Une révision des statuts et du code électoral est un préalable nécessaire à des évolutions devenues indispensables dans l’environnement difficile que nous connaissons.

Nos amis du Trot l'ont donc compris en créant cette commission qui propose dans ses conclusions :

- une adéquation des missions de la société-mère avec ses obligations économiques vis-à-vis des acteurs des courses et ses engagements en matière de bien-être animal ;

- un élargissement du corps électoral des élections socioprofessionnelles pour une meilleure représentativité et légitimité des élus ;

- une nouvelle répartition des sièges au sein du Comité du Trot avec 28 membres socio-professionnels (+ 3) et 24 membres délégués (- 3) ;

- La création d’un règlement intérieur pour préciser les droits et devoirs des élus et des membres au sein de la Société. 

Le rapprochement physique, en cours, des sociétés-mères, tel qu’envisagé au sein d’une "maison commune", n’a de sens que s’il est dicté par la volonté d’un rapprochement politique. Les propriétaires et les socioprofessionnels, tant du trot que du galop, doivent en être les principaux acteurs. Ce n’est pas faire injure aux membres associés d’écrire cela. Leur place et leur statut de sages est depuis longtemps largement reconnu.

Cela étant dit, la révision des statuts et du Code électoral est devenue une nécessité absolue que le Trot est en train de mener à bien. Le Galop ne peut rester en retrait s’il veut participer d’égal à égal dans la constitution d’une Institution plus unie, plus forte, plus représentative et, in fine, plus pérenne.

Une réflexion identique sur le thème de l’évolution de la gouvernance, du mode électoral et de l’adéquation des missions de France Galop avec ses obligations économiques vis-à-vis des acteurs des courses doit être menée.

Aux dirigeants de France Galop de faire preuve du même esprit d'ouverture que ceux du Trot et de proposer dès à présent qu’un groupe de travail se constitue et se rapproche de leurs collègues du Trot, déjà très avancés dans leurs réflexions et peut-être dans leurs décisions. »