Vente de Sélection SGA : l’élevage italien regarde vers l’avenir

International / 19.09.2021

Vente de Sélection SGA : l’élevage italien regarde vers l’avenir

Le travail de reconstruction de l’élevage italien demandera du temps, mais la vente de yearlings SGA de samedi à Milan est un premier pas vers celui-ci. Le chiffre d’affaires a affiché une hausse de 10 % à 1,81 million, tout comme le taux de vendus qui est passé de 64,6 % à 83,6 % alors que le prix moyen s’est fixé à 18.757 €, soit une baisse de 4,6 %. La vente en 2019 avait enregistré un chiffre d’affaires de 2,42 millions mais, comme toutes les ventes qui proposent une offre réduite du point de vue de la quantité, les indicateurs ne disent pas toute la vérité. Le système "course et élevage" italien, en plus de la crise globale et de celle encore plus grave au niveau national, est très affecté par la fermeture de San Siro, qui est le moteur du galop dans la Péninsule. Mattia Cadrobbi, président de l’Anac, l’association des éleveurs, est un homme soulagé après la vente : « J’avais fait un budget de prévision un peu pessimiste et je craignais un chiffre d’affaires à 1,3 million. On aurait pu arriver à deux millions avec un peu de chance : il faut noter qu’on a perdu les quatre yearlings de La Nuova Sbarra, la demi-sœur de la top price de l’année dernière et deux ou trois autres lots importants. Les acheteurs ont bien répondu et ils se sont montrés très actifs dans tous les segments du marché. La chose qui m’a agréablement surpris est la qualité du travail des jeunes éleveurs et des propriétaires qui sont arrivés aux courses depuis peu. »

Les jeunes acheteurs. L’un de ces jeunes investisseurs est Luigi Ginobbi, qui a eu son premier gagnant en 2020 et a déjà remporté un Groupe avec le sprinter Collinsbay (Cable Bay). Il est monté à 65.000 € pour s’assurer une demi-sœur par Charm Spirit (Invincible Spirit) de la lauréate de Gr2 Call me Love (Sea the Stars) élevée par Franca Vittadini et il a acheté d’autres yearlings. Vittorio Vitale, un client de Sebastiano Guerrieri, a mis 50.000 € pour un Raven’s Pass (Elusive Quality). Les acheteurs étrangers ont travaillé sur le rapport qualité-prix, comme Longways Stable qui a acheté à 50.000 € un Mehmas (Acclamation) en perspective des breeze up. D’autres étrangers ont acheté avec l’aide de courtiers italiens et les yearlings resteront à l’entraînement en Italie.

45 % du CA pour la Razza del Velino. Les top prices des poulains et des pouliches ont été achetés par le vétéran Carlo Borsani, en association avec la Scuderia Cocktail. Il s’agit d’un mâle par Sea the Stars (Cape Cross), frère du champion des sprinters The Conqueror (Excelebration), qui a fait monter les enchères à 120.000 € alors qu’une belle pouliche par Almanzor (Wootton Bassett) a coûté 90.000 €. Huit yearlings ont franchi le cap des 50.000 € alors que l’année dernière, ils étaient cinq. La Razza del Velino proposait 45 yearlings, un tiers du total, et en a vendu 42 pour 812.000 €. Alduino Botti et ses clients ont réalisé 45 % du chiffre d’affaires. Ils ont acheté seize yearlings, mais les autres sont tous partis chez des entraîneurs différentes. La Scuderia Incolinx, un des grands acheteurs, s’est adjugé deux lots pour 39.000 € mais peut compter désormais sur un bon lot de poulinières et peut investir aussi à l’étranger.