Le mot de la fin : amateur

Le Mot de la Fin / 21.10.2021

Le mot de la fin : amateur

Samedi, Verry Elleegant (Zed) s’alignera au départ du Cox Plate (Gr1) avec deux objectifs. Elle peut remporter un dixième Gr1, mais aussi faire son entrée dans le top 5 australien en termes de gains. Si elle l’emporte, elle dépassera la championne élevée en Nouvelle-Zélande, la légendaire Sunline (Desert Sun). Verry Elleegant, dont le compte banque avoisine les 9,31 millions de dollars australiens (5,99 M€) de gains, appartient en partie à son éleveur, Don Goodwin. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne lui pas vraiment coûté grand-chose... Il avait acheté la mère, Opulence (Danroad), pour 14.000 dollars néo-zélandais (7.900 € à l’époque) et a payé 500 la saillie de Zed (Zabeel), lauréat d’un maiden. Don Goodwin, qui, malheureusement, n’assistera pas à la course en raison des contraintes sanitaires, a depuis doublé ses investissements, passant d’une poulinière à deux… Don Goodwin est un pur éleveur amateur. Son choix s’était porté sur Opulence, car elle remonte à la souche d’Eight Carat (Pieces of Eight), l’une des rares poulinières à avoir produit cinq gagnants de Gr1. Il a présenté trois produits d’Opulence aux ventes, encaissant 2.000 NZ$ (1.230 €) pour le premier produit, une foal par Towkay (Last Tycoon), et 10.000 NZ$ (6.150 €) pour un yearling par Haradasun (Fusaichi Pegasus). Dans leur page du catalogue n’apparaissait pas encore le nom de Verry Elleegant. Et quand un frère est passé sur le ring de Karaka en janvier 2020, elle était déjà gagnante de deux Grs1. Le yearling a été adjugé 140.000 NZ$ (86.000 €), mais n’a rien donné en course. Opulence a donné un autre Zed, un 2ans, qui s’est tué au paddock avant de partir à l’entraînement, et un foal toujours par le même étalon, lequel officie désormais à 6.000 NZ$ (3.700 €). Logiquement, la poulinière est encore pleine de Zed et Don Goodwin, à 83 ans, rêve d’avoir une pouliche pour continuer son élevage.