Le mot de la fin : Élever (à perte)

Le Mot de la Fin / 08.10.2021

Le mot de la fin : Élever (à perte)

Le mot de la fin : Élever (à perte)

Ces derniers jours, Newmarket accueillait le book 1, LA vente de référence en Europe. Et une simple lecture des résultats de Tattersalls (en ayant en tête les prix de saillies) permet de comprendre qu’un nombre significatif de yearlings se vendent à perte. Même dans le haut de gamme. S’il y a une chose où les Britanniques sont plus forts que nous, c’est bien pour produire des statistiques. Au mois de mai, l’équivalent de la Fédération des éleveurs du galop a publié un rapport intitulé : « L’avenir de l’élevage anglais et ses possibles conséquences sur la filière hippique. » Dès la première page, le constat est sans appel :

66 % des éleveurs britanniques perdent de l’argent ;

8 % des éleveurs ont arrêté sur les cinq dernières années ;

50 % des galopeurs britanniques sont nés à l’étranger et même les deux tiers dans le cas des sauteurs ;

l’effectif de chevaux à l’entraînement baisse et vu l’augmentation du nombre de courses, il y a un fort risque de manquer de partants pour remplir le programme anglais à l’avenir.

Ces quatre arguments-chocs sont bien sûr liés. Mais cette situation n’est pas proprement britannique : elle s’exprime aussi – dans des degrés et des formes diverses – aux États-Unis et un peu partout en Europe continentale. Ce qui inclut la France donc. Mais, qui dit problème global dit aussi solution locale. La méthode française pour rebondir ne sera pas forcément la même qu’outre-Manche… Pour lire le rapport (en anglais), cliquer ici

https://www.thetba.co.uk/wp-content/uploads/2021/05/The-future-for-British-breeding-and-its-potential-impact-on-the-British-....pdf