MAISONS-LAFFITTE VEUT RACHETER SON HIPPODROME

Autres informations / 07.10.2021

MAISONS-LAFFITTE VEUT RACHETER SON HIPPODROME

L’espoir revient pour tous ceux, professionnels et parieurs, qui souhaitaient revoir des courses à Maisons-Laffitte. En effet, la ville des Yvelines vient de décider de faire une proposition pour acheter l’hippodrome mansonnien. Pourquoi ? Dans le but de pouvoir réaliser les travaux qui permettront de louer le bâtiment à des entreprises et surtout de reprendre l’activité hippique. Coût de l’opération : 7,5 millions d’euros, au prix de l’estimation des domaines.

Dans son communiqué, le conseil municipal mansonnien a précisé : « Le conseil municipal de Maisons-Laffitte a décidé, à une très large majorité, 28 voix sur 35, d’acheter à France Galop l’hippodrome de Maisons-Laffitte. Cette décision permettra d’assurer la maîtrise foncière et de réaliser dans les tribunes les activités qui permettront la reprise des courses. De plus et surtout, la maîtrise foncière va permettre de maintenir le golf et les carrières équestres Molière. En conséquence, l’achat de l’hippodrome est la première étape permettant la relance des courses à Maisons-Laffitte avec la société des courses hippiques de Maisons-Laffitte. » Les pur-sang ne sont pas encore de retour à Maisons-Laffitte, loin de là, mais c’est un pas en avant pour les revoir en action sur les bords de Seine.

Une longue histoire, ponctuée de moments critiques. L’hippodrome de Maisons-Laffitte possède une longue histoire, entrecoupée de moments critiques. Au début des années 1990, il était sur la sellette alors que France Galop allait voir le jour. Une première crise, virulente, avait précipité les courses dans une mauvaise passe. C’est finalement Evry qui avait fermé à sa place, le 3 décembre 1996. Maisons-Laffitte avait pu continuer à courir, même si les parcours corde à droite avaient fermé à cause de problèmes de sécurité. L’obstacle a même failli revenir sur le site yvelinois puisque Maisons-Laffitte était sur la liste des hippodromes qui pouvaient accueillir le programme d’Enghien à partir de 2017… Mais il n’en fut rien et les courses d’Enghien s’en allèrent à Compiègne. En novembre 2018, la nouvelle est finalement arrivée… La société mère a pris la décision de réorganiser ses activités à Maisons-Laffitte. Parmi les mesures prises, il y avait une révision des outils du centre d’entraînement, mais surtout la fermeture de l’hippodrome programmée le 29 octobre 2019, après la dernière réunion mansonnienne. Selon France Galop, cette décision était rendue indispensable dans le cadre des négociations menées avec l’État. Une fois fermé, l’hippodrome a été au centre d’un projet de reprise avec des appels d’offres pour trouver des entreprises souhaitant s’installer dans les tribunes. Mais, comme l’a rappelé la mairie mansonnienne dans son communiqué : « Le désamiantage est une condition nécessaire pour ensuite lancer un appel à candidatures des investisseurs qui se montrent déjà très intéressés par le site. »

L’acheter, oui, mais comment ? Maintenant que la proposition est sur la table, intéressons-nous à la manière dont la mairie compte procéder pour l’achat de l’hippodrome. Le communiqué de la ville des Yvelines nous apprend : « Le portage financier va être assuré par l’Établissement public foncier de l’Ile-de-France, l’EPFIF. La ville va demander à la Banque des territoires de financer le désamiantage. »

France Galop réagit. En réaction à la décision du conseil municipal mansonnien, France Galop a envoyé un communiqué pour commenter celle-ci. La société mère a indiqué : « France Galop étudiera avec la plus grande attention toute offre d’acquisition sérieuse et engageante associée à un projet d’avenir pour le site de l’hippodrome. Celle-ci sera naturellement présentée et discutée au sein du comité de France Galop avant toute décision de cession qui relève du pouvoir de cette instance. » De son côté, Jacques Myard a précisé « que cette nouvelle donne a pu voir le jour grâce à un travail fécond avec France Galop et en particulier avec Olivier Delloye, directeur général, et son équipe ».