Après Le Glorieux c'est Grand Glory

International / 25.11.2021

Après Le Glorieux c'est Grand Glory

Le taux de réussite de la France dans la Japan Cup est modeste. Huit places dans les trois premiers mais une seule victoire. C’était en 1987 avec Le Glorieux (Cure the Blues), sous l’entraînement Robert Collet et avec la monte du regretté Alain Lequeux. Dimanche, Grand Glory (Olympic Glory) sera le 46e cheval français au départ de ce grand rendez-vous international. Elle s’élancera pour ses propriétaires italo-américains, Albert Frassetto, John d'Amato et Mike Pietrangelo. La jument est entraînée et montée par deux Italiens de France, Gianluca Bietolini et Cristian Demuro. C’est une véritable aventure, comme son entourage l’a souligné avant de faire monter Grand Glory dans l’avion. Jeudi, elle a tiré le six à la corde, ce qui est plutôt bien.

Mais les courses, ce n’est pas une affaire de chiffres et il faudra réaliser une valeur exceptionnelle pour sortir par la grande porte et battre les locaux. La dernière victoire européenne remonte à 2005, l’année où Alkaased (Kingmambo) et deux Italiens – Luca Cumani et Lanfranco Dettori – avaient fait pleurer le Japon. La dernière présence française sur le podium remonte à 1996, avec Helissio (Fairy King) pour Élie Lellouche et Olivier Peslier. Il s’était classé troisième (dead-heat) à deux longueurs de Singspiel (In the Wings). Le même Helissio, sept semaines auparavant, avait gagné le Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) par cinq longueurs... On mesure donc l’ampleur du challenge. Pourtant, Grand Glory mérite de tenter sa chance. L’optimisme nous fait dire que le taux de réussite des femelles françaises dans les trois premiers est très bon (quatre podium sur neuf partantes). Après Le Glorieux, c’est Grand Glory !