En 2022, les allocations retrouveront leur niveau record de 2017

Institution / Ventes / 22.11.2021

En 2022, les allocations retrouveront leur niveau record de 2017

Le Conseil d’administration de France Galop s’est réuni ce lundi, en particulier pour évoquer les budgets 2021 et 2022 (budgets qui seront discutés au Comité du 13 décembre, puis formellement approuvés par un nouveau Conseil d’administration le même jour).

La bonne nouvelle est là…

 

Le projet présenté, qui n’intègre aucune hypothèse de nouvelles perturbations d’activité dues à la crise sanitaire, prévoit une trajectoire en nette amélioration, s’expliquant par :

- Une contribution nette du PMU à la filière qui franchit la barre des 800M€ pour la première fois depuis 2015, à 820M€, en hausse de 60M€ vs. 2019, grâce à un retour à la croissance des enjeux hippiques en France, un développement soutenu à l’international et une baisse de charges du PMU très significative (-40M€ par rapport à 2019).

- Une très bonne maîtrise des charges de France Galop et un retour progressif vers les niveaux de recettes commerciales enregistrées en 2019, avant le déclenchement de la crise sanitaire.

Dans cette perspective, les administrateurs de France Galop ont manifesté le souhait d’augmenter sensiblement l’enveloppe d’encouragements pour 2022.

C’est ainsi qu’au lieu d’une enveloppe d’encouragements de 258M€ (conforme à 2019), le Conseil d’administration a proposé que le budget total offert en 2022 soit fixé à 278M€. Ce niveau d’encouragements retrouverait un niveau équivalent à celui de 2017 puisqu’en 2018, France Galop avait dû mettre en œuvre une baisse des allocations. Ce budget représente une augmentation de 20M€ (+7,75% vs. 2019) et de 30M€ (+12%) par rapport à 2021.

 

Prévisions de résultat 2021 et point sur les allocations

Malgré une année 2021 marquée à nouveau par un contexte pénalisant pour les enjeux avec notamment des phases de couvre-feu en début d’année, un confinement en avril et une réouverture progressive des terrasses, des points de vente PMU à partir de juin, et l’instauration en août du passe sanitaire qui a pesé sur la reprise, le PMU confirme une contribution de 740M€ en 2021 (budget initial à 805M€) à la filière. Dans ces conditions, France Galop anticipe un résultat net positif de 6 M€ pour cette année.

Conformément aux engagements pris par les membres du Conseil d’administration depuis la mise en place le 1er mars dernier d’une retenue sur les allocations, l’intégralité de ce résultat bénéficiaire sera redistribué aux chevaux dont les gains font encore aujourd’hui l’objet d’une retenue. Pour mémoire, la retenue encore en vigueur aujourd’hui est de 9% sur toutes les courses disputées depuis le 1er mars, dotées de plus de 7.500 € au gagnant en Plat et 8.000 € en Obstacle.

A l’issue de l’exercice, une enveloppe de 6M€ devrait donc revenir aux propriétaires, éleveurs, entraîneurs et jockeys. La redistribution interviendra au début de l’année 2022. Ainsi, le montant total des allocations distribué au titre de l’année 2021 devrait ressortir à 248M€, contre 258M€ en 2019, en léger retrait de 4%.

Cette baisse se révèle finalement relativement modérée au regard notamment de la situation des 5 premiers mois de l’année : en raison de la fermeture de 3.500 points de vente, le chiffre d’affaires du PMU s’était inscrit en retrait de 15% en moyenne par rapport à son niveau normal. La limitation de l’érosion des allocations 2021 résulte à la fois de la bonne reprise de l’activité des enjeux depuis la réouverture des points de vente, et des efforts constants sur les charges tant du PMU que de France Galop pour être en capacité de redistribuer un complément d’allocations en fin d’année.

 

Vers une nouvelle évolution des réclamers…

Comme annoncé à l’issue du Conseil d’administration du 13 septembre dernier, Pierre Laperdrix, Responsable du Département Calendrier et Programme, a présenté aux administrateurs une étude sur les courses à réclamer. Celle-ci vise :

- À évaluer les impacts du changement de règle sur les excédents de réclamation mis en place le 1er mars 2020,

- À identifier les axes d’amélioration du programme pour redonner davantage d’attractivité aux courses à réclamer, tant pour les parieurs que pour les propriétaires (acheteurs et vendeurs).

Cette analyse permettra de formuler quelques propositions qui seront présentées lors du prochain Conseil du Plat mais aussi à l’occasion du Comité du 13 décembre prochain, plusieurs membres de cette instance ayant exprimé le souhait de faire évoluer cette partie du programme, tant sur les conditions de courses que sur les règles en vigueur relatives aux excédents de réclamation.