JDG RADIO : Guillaume Blanc : « Le cheval a de grands atouts en termes de développement durable »

Autres informations / 17.11.2021

JDG RADIO : Guillaume Blanc : « Le cheval a de grands atouts en termes de développement durable »

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Guillaume Blanc : « Le cheval a de grands atouts en termes de développement durable »

Chargé de l’accompagnement de la filière équine à l’Ifce, Guillaume Blanc est l’invité du podcast de JDG Radio (à écouter ici avec ce lien https://www.jourdegalop.com/podcasts). Les sujets ne manquent pas : la lutte contre les animalistes, les relations avec le monde politique, le développement durable, le poids économique des courses dans la galaxie du cheval en France… Vingt minutes intenses et très instructives ! Extraits.

« En attirant des personnes venant de la voile, du basket ou encore du football, le monde des courses prouve qu’il n’est pas fermé. Au contraire, il montre qu’il s’intègre dans la vie civile. (…) En travaillant sur les stéréotypies, sur les indicateurs de bien-être, nous pourrons répondre aux associations animalistes en étant proactifs, en montrant que nos acteurs ont pris en compte ces nouveaux enjeux. Avec des indicateurs vérifiés par la science, nous apportons des réponses réelles, et non des impressions. »

« L’Ifce a évolué. Il s’est repositionné comme un institut technique au service de la filière, c’est-à-dire une structure qui doit répondre à ses attentes et faire le lien entre les socioprofessionnels et l’État. Le rôle du comité de filière est de travailler sur tous les sujets qui vont impacter l’ensemble de la filière ou certains acteurs. »

« Ce qui est très important à dire, c’est qu’il y a UNE filière cheval ! Il faut que l’on arrive à mettre en avant le fait que la France a une seule filière dont le vecteur commun est le cheval. L’objectif de l’Ifce au travers du comité de filière est justement de travailler sur tous les sujets qui vont intéresser l’ensemble des acteurs. Qu’on élève un cheval de trait un pur-sang, un trotteur, etc., on a les mêmes problématiques : la PAC, la TVA, le bien-être animal, etc. »

« Le cheval a de grands atouts en termes de développement durable à faire valoir auprès du grand public et des pouvoirs publics pour montrer que l’activité "cheval", les courses en particulier, a un réel intérêt dans le pays. Près de 90 % des cantons possèdent des élevages de chevaux sur leur territoire. En plus, il constitue un vivier d’emplois directs, non délocalisables. En ajoutant les activités secondaires, on arrive à plus de 180.000 emplois.

« Le monde des courses est la composante principale du monde du cheval. Si on compare les trois segments – courses, sports/loisirs et travail –, on a à chaque fois un rapport de 1 à 10 en termes financiers : 12 milliards sur les courses, 1,5 milliard sur le cheval de sports/loisirs et entre 200 et 250 millions sur le segment travail. Le rayonnement de la filière cheval passe par le rayonnement des courses. »