Maéva Campergue, le neurofeedback dynamique appliqué aux chevaux

Autres informations / 14.11.2021

Maéva Campergue, le neurofeedback dynamique appliqué aux chevaux

Maéva Campergue, le neurofeedback dynamique appliqué aux chevaux

Ancien jockey amateur, Maéva Campergue a créé en 2020 Neuromirror, son entreprise de neurofeedback dynamique. La praticienne est la première à apporter cette méthode chez les chevaux de sport.

 Élaboré dans les années 90 au Canada, le neurofeedback dynamique est un procédé non médical qui permet de rééduquer le cerveau avec un processus d’apprentissage non invasif et indolore. Maéva Campergue explique : « Avec un encéphalogramme, je vais venir capter l’activité cérébrale. Ensuite, je diffuse des musiques relaxantes. À chaque fluctuation anormale du cerveau, il va y avoir des coupures sonores. Ces coupures l’invitent à s’autoréguler en jouant sur la neuroplasticité, c’est-à-dire modifier et remodeler les neurones afin d’améliorer les connexions. » Lorsqu’elle a créé Neuromirror en 2020, Maéva Campergue travaillait beaucoup avec des sportifs de haut niveau. Elle s’est vite rendu compte du potentiel du neurofeedback dynamique sur les chevaux : « Chez les chevaux et les animaux en général, cette méthode est capable d’améliorer, voire de faire disparaître des troubles du comportement, bien que cela ne soit pas des soins médicaux. Le neurofeedback peut intervenir sur la nervosité, les peurs, les craintes, les traumatismes et optimiser la concentration, les performances cognitives et motrices, entre autres. J’ai eu de très bons résultats sur les chevaux de course. » Frank Walter (écurie Waldeck) nous a dit : « Des chevaux, qui avaient un comportement assez stressé, qui tapaient dans le box, qui se montraient délicats au rond de présentation ou qui montaient en pression en arrivant aux courses, ont vu ces problèmes disparaître en pratiquant le neurofeedback. Il a fallu entre cinq et sept séances par cheval. Après, ils étaient très sereins. L’acceptation de l’homme était beaucoup plus forte. Nous avons vu des résultats dans environ 80 % des cas. En plus, il n’y a pas eu de retour en arrière. Certains chevaux qui ne performaient pas en course se sont mis à prendre des places et des victoires. Neuromirror s’est donc avéré efficace pour nos chevaux. »

Aussi pour les humains. Maéva Campergue reçoit ses clients dans ses cabinets de Beauvais et Senlis, mais peut aussi se déplacer ou louer son matériel. Elle ajoute : « Dans mes cabinets, je couple la séance de neurofeedback à une séance de massage dans un fauteuil qui installe les clients en position zéro comme à la Nasa. Pour les chevaux, j’ajoute une couverture massante pour un meilleur lâcher-prise. Comme j’ai fait mon BEP et mon BAC à l’Afasec et été apprentie chez David Smaga et au haras d’Étreham notamment, je connais bien le milieu. Des jockeys, entraîneurs et propriétaires viennent me voir et j’aime leur faire essayer le neurofeedback avant de le faire sur leurs chevaux. Je traite par exemple Olivier Peslier depuis plusieurs mois. Cela l’a énormément aidé surtout quand il s’est fait opérer du ménisque. »