Prix Max Sicard - 17e Étape du Défi du Galop (L) : le jour de Jo Pickett

Courses / 28.11.2021

Prix Max Sicard - 17e Étape du Défi du Galop (L) : le jour de Jo Pickett

Toulouse, dimanche

La victoire de Jo Pickett (Makfi) dans le Prix Max Sicard - Défi du Galop (L) est une surprise sans vraiment en être une : il lui fallait faire ses preuves à ce niveau mais le représentant de Gérald Laroche et de Jean-Louis Quiniou a toujours été estimé. Déjà, lorsqu’il avait ouvert son palmarès en décembre 2019, son entraîneur, Jérôme Reynier, voyait en lui un nouveau Pappalino (Makfi). Mais la carrière de Jo Pickett n’a pas été un long fleuve tranquille.

Dimanche, les conditions étaient réunies : la distance de 2.400m, qu’il aime, un terrain profond, qu’il adore, et un bon parcours. Valentin Seguy a placé le poulain dans le sillage de Palus Argenteus (Silver Frost), qui était, avant le coup, le cheval à battre, dans une course emmenée par Padron (Gris de Gris). Décalé à l’entrée de la ligne droite, Jo Pickett est venu facilement et il aurait certainement pu s’imposer de plus loin si, une fois seul en tête, il ne s’était pas complètement repris, flottant un peu. Il s’impose de trois quarts de longueur devant Qatar River (French Fifteen), bon finisseur, tout comme Narcos (Anodin), troisième à une demi-longueur.

Quand tout se passe bien. Sur les dernières sorties de Jo Pickett, il était difficile de lui voir une chance dimanche : deuxième du Grand Prix de Cavaillon (Classe 3) et, avant cela, huitième et dernier du Prix André Baboin - Grand Prix des Provinces (L). Jérôme Reynier nous a dit : « À Cavaillon, j’étais sûr de gagner. Mais cela s’était mal passé et son apprenti, Grégoire Legras, avait perdu la course ! J’étais un peu fâché, d’autant plus que je pensais qu’il allait réaliser un coup de trois sur cette réunion… Bref, j’étais assez en colère contre lui ce jour-là ! » Jérôme Reynier s’est calmé depuis et est même très content d’annoncer que le jeune garçon « aura une belle opportunité de finir son apprentissage à Chantilly, pour les couleurs Aga Khan, chez Francis-Henri Graffard. Cela va lui ouvrir de nouvelles perspectives ! » Mais revenons à Jo Pickett : « Le fait qu’il n’ait pas gagné à Cavaillon avait changé mes perspectives : quand vous ne gagnez pas une Classe 3, vous continuez dans de petites catégories… Mais l’entourage de Jo Pickett m’a dit de considérer qu’il avait gagné. Aujourd’hui, il avait son terrain : c’est un vrai nageur, je crois que le terrain lourd soulage ses articulations un peu douloureuses. Son entourage a toujours été patient. Il a eu des soucis, nous avons dû l’arrêter à plusieurs reprises. Sa rentrée à Cagnes-sur-Mer, en début d’année, a été un calvaire. Pour sa rentrée à l’automne, à Bordeaux [dans le Prix André Baboin, ndlr], nous lui avions mis un bonnet et il s’est totalement désintéressé de la course. Avec lui, nous avons toujours eu des hauts et des bas mais nous savons ce qu’il vaut quand il est en forme. J’avais Padron et lui aujourd’hui, pour jouer le jeu du Défi du Galop : je pensais que Christophe [Escuder, ndlr] était bien armé… Je suis content d’arriver en tête, avec une année de Défi du Galop entre Monty (Motivator), puis Paco (Paco Boy) et Stormy Pouss (Stormy River) dans le Grand Prix de Marseille (L) et Jo Pickett aujourd’hui. »

Jérôme Reynier comptait aussi sur Padron qui, après avoir animé, est resté là dans la ligne droite, concluant huitième. Il nous a indiqué : « Ce n’est pas une question de distance. Avec Padron, tout se joue dans la tête et Clément Lecœuvre m’a dit qu’il ne soufflait pas après la course. Il nous a déjà tourné autour dans le passé et cela a encore été le cas aujourd’hui. Nous allons espacer ses courses dans le futur, le courir sur la fraîcheur, en essayant d’attendre comme lors de sa victoire dans le Prix Altipan (L). » Quant à Jo Pickett, la suite dépendra aussi de la météo : Cagnes-sur-Mer n’est pas impossible mais il faudra de la pluie : « Cagnes est tentant mais cela dépendra du terrain et il faudra lui donner une préparatoire avant le Grand Prix car il peut se montrer brillant quand il est frais. Il faut gérer son physique : peut-être que tout va se résoudre avec l’âge, il a surtout eu des soucis de croissance. »

Un petit-fils de Maredsous. Élevé par le haras des Sablonnets et le comte Hervé de Talhouët-Roy, Jo Pickett est un fils de Makfi et de Maredskaya (Duke of Marmalade). Présenté par le haras des Sablonnets, il a été acheté 30.000 € par Pierre Boulard (PB Bloodstock Services), lors de la vente de yearlings d'octobre Arqana. La mère s’est placée une seule fois en 16 sorties et il est son premier produit. Elle n’a pas eu d’autres partants et a un 2ans par Pedro the Great à l’entraînement chez Christophe Lotoux et une yearling par Toronado chez Ludovic Gadbin. Elle est retournée à Toronado en 2021.

La deuxième mère, Maredsous (Homme de Loi), a remporté le Grand Prix de La Ville de Nantes (L) et a terminé deuxième du Prix de Flore (Gr3), du Petite Étoile (L), et troisième du Prix d'Hédouville (Gr3), du Belle de Nuit (L, à l’époque) et des Grands Prix de la Ville de Nantes et de la Région Alsace (Ls). Au haras, elle a notamment donné Red Dubawi (Dubawi), vainqueur du Premio Vittorio di Capua (Gr1), du Grosser Preis der VGH Versicherungen (Gr2), du Badeneir Meile (Gr3) et du Prix Pelleas (L).

 

 

 

Dubai Millenium

 

 

Dubawi

 

 

 

 

Zomaradah

 

Makfi

 

 

 

 

 

Green Desert

 

 

Dhelaal

 

 

 

 

Irish Valley

JO PICKETT (H4)

 

 

 

 

 

 

Danehill

 

 

Duke of Marmalade

 

 

 

 

Love me True

 

Maredskaya

 

 

 

 

 

Homme de Loi

 

 

Maredsous

 

 

 

 

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