Restructuration

18.11.2021

Restructuration

Pour la première fois depuis très longtemps – des décennies certainement –, Shadwell n’a pas de pur-sang arabe à l’entraînement en France. On est en droit de penser que cette situation n’est pas irrémédiable et que nous reverrons, à terme, cette casaque dans les écuries françaises avec des chevaux arabes. Mais pour l’instant, l’entité est en pleine phase de restructuration, comme en témoigne par exemple le nombre très important de pur-sang anglais à vendre chez Tattersalls. De longue date, feu le cheikh Hamdan bin Rashid Al Maktoum a été l’un des grands promoteurs du pur-sang arabe de course à travers le monde. Shadwell a un avenir, comme sa famille l’a annoncé, mais à une échelle bien plus réduite. Et au-delà de la casaque elle-même, beaucoup d’acteurs de notre microcosme craignent les conséquences d’une telle réduction de voilure. Sans un soutien aussi fort de Shadwell, quel sera l’avenir des Dubai International Races, un circuit qui était une réussite incontestable ? Et plus largement, quel avenir pour le pur-sang arabe de course en Grande-Bretagne ? Espérons que ce circuit et la filière britannique traversent sans encombre cette période d’incertitude. 

Car nous sommes tous interdépendants. La France du pur-sang arabe n’a pas grand-chose à gagner d’éventuelles difficultés outre-Manche. Sur le continent, les choses bougent. La Pologne accueille de nouvelles casaques du Moyen-Orient, et dans ce pays, la qualité de la compétition est en pleine progression. Reste à savoir quelle sera l’ampleur de cette évolution car il est difficile d’obtenir des chiffres en provenance de Pologne. On sent poindre, un peu partout en Europe, l’influence grandissante de l’Arabie Saoudite, une nation qui veut se faire une place sur la scène hippique internationale.

En France, plusieurs nouvelles casaques ont fait leur apparition, comme Mohamed Fahad Al Attiyah, Abdullah Fahad Al Attiyah, Bashir Abdalla Milad ben Ayad, Abdulaziz Khalid Al Rabban ou encore Helal Alalawi. Organisées par Arqana et l’Afac, les ventes de Saint-Cloud, elles, ont vu apparaître de nouveaux visages. Là aussi, le microcosme du pur-sang arabe de course est en pleine restructuration.

× Votre téléchargement est bien en cours. S’il ne se complète pas, cliquez ici.