Au Comité et au Conseil d'administration de France Galop

Institution / Ventes / 13.12.2021

Au Comité et au Conseil d'administration de France Galop

Le Comité de France Galop s’est réuni ce lundi 13 décembre 2021. Il était suivi d’un Conseil d’administration. Voici les principaux thèmes abordés :

En marge des points inscrits à l’ordre du jour qui fut arrêté dix jours plus tôt, la réunion du Comité a été en partie consacrée à l’actualité récente de l’Institution des courses comme l’acquisition de l’immeuble Thémis, mais aussi, et surtout, les événements qui se sont déroulés sur le centre d’entraînement de Calas la semaine dernière. Le président Édouard de Rothschild a rappelé avec force l’engagement pris devant ce même Comité en décembre 2019 lorsqu’il briguait un nouveau mandat à la tête de France Galop : se fixer comme une priorité absolue de rendre les courses les plus intègres et transparentes que possible pour assurer la confiance de l’ensemble des parties prenantes, propriétaires et parieurs en tête ; et donc de se donner davantage de moyens pour combattre toutes les formes d’irrégularités. Deux ans plus tard, le président a confirmé sa volonté de tenir cet engagement et s’est félicité de pouvoir compter sur les moyens du Service central des courses et jeux pour compléter l’action de l’Institution des courses. Le volontarisme de France Galop et du S.C.C.J., ainsi que leur complémentarité, constituent aux yeux du président des gages d’efficacité dans ce travail de fond consistant à assurer la régularité des courses.

Point sur le budget 2022. Après avoir été discuté par le Conseil d’administration lors de sa séance du 22 novembre dernier, le projet de budget 2022 de France Galop a été examiné en Comité ce 13 décembre, et formellement approuvé par le Conseil d’administration qui s’est tenu le même jour. Ce budget s’appuie sur une très bonne maîtrise des charges de France Galop et un retour progressif vers les niveaux de recettes commerciales enregistrées en 2019, avant le déclenchement de la crise sanitaire, ainsi que sur une contribution nette du PMU à la filière qui franchit la barre des 800 M€ pour la première fois depuis 2015, à 820 M€ attendus pour 2022, vs. 740 M€ estimée pour 2021.

Pour 2022, France Galop a ainsi pu présenter un budget à l’équilibre comprenant un montant total d’encouragements offerts de 278 M€, soit un niveau équivalent à celui de 2017. Ceci représente une hausse de 20 M€ par rapport à 2019, et 30 M€ par rapport à 2021. Ce budget d’encouragements additionnel permettra de financer une augmentation de 10 points de la prime propriétaire en plat, l’introduction d’une prime de 10 % sur les courses d’obstacle ainsi que les dispositions adoptées dans le cadre du plan de redynamisation des effectifs, comme par exemple la création d’une prime de 15 % pour les propriétaires de femelles de 3ans et 4 ans en obstacle.

Points sur les allocations 2021. Sur la base des chiffres d’activité les plus récents, le Conseil d’administration de France Galop a confirmé la distribution d’une enveloppe de 6 M€ qui reviendra aux propriétaires, éleveurs, entraîneurs et jockeys. Cette somme comprendra un complément de primes propriétaires ainsi qu’une redistribution de 3 % (sur les 9 %) des retenues sur les courses disputées depuis le 1er mars 2021 et dotées de plus de 7.500 € au gagnant en plat et 8.000 € en obstacle.

Ce versement complémentaire interviendra au début de l’année 2022. Ainsi, le montant total des allocations distribué au titre de l’année 2021 devrait ressortir à 248 M€, contre 258 M€ en 2019, en léger retrait de 4 %.

Intervention de madame Nathalie Bélinguier sur l’usage de la cravache. Madame Nathalie Bélinguier s’est adressée aux membres du Comité, les invitant à engager une réflexion collective sur l’évolution de l’usage de la cravache en course. Après avoir rappelé les bénéfices de toutes les mesures prises ces dernières années pour mieux encadrer l’utilisation de cet équipement (particulièrement la réduction du nombre de coups ainsi que la conception même de la cravache), Madame Belinguier a proposé d’aller plus loin en autorisant simplement les jockeys à faire un usage de la cravache sur l’encolure, rênes en main. Cette mesure assurerait, selon Madame Belinguier, la sécurité des hommes et des chevaux, permettant en effet au cavalier de redresser ou soutenir sa monture pour prévenir un accident. Dans le même temps, cette évolution constituerait une avancée majeure sur le plan de l’image des courses auprès du grand public, en particulier les plus jeunes générations ; ce serait aussi être un moyen d’anticiper un mouvement qui pourrait s’avérer inéluctable.

Règle des excédents sur les courses à réclamer. Pierre Laperdrix, responsable du Département calendrier & programme, a présenté aux membres du Comité les principaux enseignements d’une étude réalisée sur les courses à réclamer et les propositions d’évolution des conditions de courses qui en découlent. Celles-ci avaient préalablement été soumises à l’avis du Conseil du plat et débattues au Conseil d’administration de France Galop. Elles visent à redonner de l’attractivité au programme de courses à réclamer auprès des utilisateurs, mais également des parieurs. Elles cherchent également à optimiser le retour aux propriétaires vendeurs à la suite d’une modification au Code intervenue en mars 2020, stipulant que le vendeur se voit crédité du seul taux de réclamation en cas de vente de son cheval.

Parmi les mesures présentées, France Galop propose l’introduction d’une plus grande souplesse dans la fixation du taux afin de coller au plus près à la valeur de marché estimée de son cheval. D’autres propositions ont pour objectif de redonner un meilleur éclairage à ce programme : en plaçant quelques réclamer de luxe sur des journées plus attractives, ou en créant une journée de finales de réclamer, réservée aux chevaux ayant déjà participé à ce type de courses dans l’année. Enfin, s’agissant de l’attractivité auprès des parieurs, France Galop propose d’augmenter le nombre de handicaps à réclamer, une formule expérimentée avec succès cette année.

Propositions de modifications apportées au Code des courses au galop. Henri Pouret, directeur général adjoint en charge de la Direction opérationnelle des courses, a présenté plusieurs propositions de modifications au Code des courses au galop. Ces dernières ont été débattues par les membres de la Commission du Code lors de sa séance du 25 octobre 2021, soumises aux membres du Conseil d’administration du 22 novembre dernier et votées par le Comité ce 13 décembre. Elles seront désormais adressées au ministère de l’Agriculture pour approbation. Henri Pouret a présenté en vidéo les principales modifications qui s’articulent autour des sujets d’ordre technique, sanitaire et relevant du contrôle antidopage et du bien-être du cheval.

Retrouvez en vidéo les propositions de modifications au Code des courses présentées par Henri Pouret ICI https://youtu.be/mHWoGbRYdqw

Plan pour accélérer le développement de la multipropriété. Un groupe de travail a été constitué au sein de France Galop pour élaborer un plan d’actions destiné à accélérer le développement de la propriété partagée, une formule qui offre de nombreux atouts, notamment pour conquérir de nouveaux propriétaires. Les premières orientations de ce groupe de travail ont été présentées et discutées au sein du Conseil d‘administration.

Le groupe de travail a identifié plusieurs points clés :

- assouplir les règles encadrant les contrats d’association (la forme de propriété partagée la plus répandue à ce jour), notamment en augmentant le nombre d’associés et en permettant de rattacher différents contrats d’association à une même dénomination et d’utiliser les mêmes couleurs ;

- de façon concrète et pratique, améliorer l’accompagnement par France Galop des porteurs de projet afin que la création d’une écurie de groupe gagne en fluidité et rapidité ;

- apporter des solutions clés en main aux personnes intéressées par la prise de participation dans un "racing club", notamment en mettant davantage en valeur les "racing clubs" existants et ouverts à l’arrivée de nouveaux porteurs de part.

Mieux promouvoir les "racing clubs" existants pour accompagner leur développement et étoffer le package de services que France Galop peur leur proposer, notamment pour mieux accueillir les porteurs de parts lors des réunions de courses.

Les travaux vont désormais se poursuivre et un plan précis sera communiqué en début d’année prochaine.