Jean Brouqueyre : « Le meeting de Pau est un rendez-vous incontournable de la vie locale »

Courses / 03.12.2021

Jean Brouqueyre : « Le meeting de Pau est un rendez-vous incontournable de la vie locale »

Jean Brouqueyre : « Le meeting de Pau est un rendez-vous incontournable de la vie locale »

À la veille du lancement du meeting de Pau 2021-2022 qui se clôturera le 9 février, Jean Brouqueyre, le directeur de la société des courses de Pau, a répondu à nos questions.

Jour de Galop. - Qu’attendez-vous de ce meeting ?

Jean Brouqueyre. - Nous attendons le public, l’ambiance et la ferveur avec impatience ! En octobre et en novembre, nous avons déjà organisé deux réunions mais cela n’est absolument pas la même chose. Pendant le meeting, nous avons un public de connaisseurs, des familles des courses font le déplacement pendant deux mois tout comme les professionnels de l’Ouest et de Paris. Le meeting de Pau est un rendez-vous incontournable de la vie locale. Quand la météo est avec nous lors des grandes épreuves, plus de 8.000 personnes se rendent sur l’hippodrome. C’est parfois presque plus important que lors des belles journées parisiennes. Nous sommes l’un des hippodromes de France où nous courons le plus grand nombre de cross et où l’obstacle est au cœur de nos journées. J’espère que la recrudescence du Covid, avec le retour du masque sur les hippodromes, et les préfectures qui prennent des dispositions, ne nous empêchera pas de vivre ces émotions. Ce serait un crève-cœur. Nous ne voulons pas revivre le scénario de l’année dernière quand Hector de Lageneste a gagné le grand cross. C’était un véritable moment de gloire pour le cheval et pour l’entraîneur mais malheureusement, il n’y avait que vingt personnes autour de lui pour l’applaudir.

Qu’avez-vous réalisé comme travaux concernant les obstacles ?

Comme chaque année, nous avons procédé à l’entretien de nos obstacles. Sur les réseaux sociaux, nous avons communiqué notamment sur ce qui a été réalisé sur le gros open ditch et la haie de la bretelle qui sont constitués de brandes. Nous avons aussi réalisé des adaptations sur certains obstacles comme le mur et la banquette de Bordeaux. Il fallait notamment remplacer du bois, présent lors de la construction de l’obstacle par des matériaux plus souples comme le polyéthylène ou de la mousse pour l’absorption des chocs.

Avez-vous prévu de décorder autour des obstacles ?

Il faut savoir qu’à Pau, tous les parcours sont cordés à huit mètres pour offrir une bande neuve à la moitié du meeting. C’est quelque chose qui existe maintenant depuis cinq ans, mais qu’il est important de rappeler.

Qu’en est-il des réservations de boxes ?

Nous avons retrouvé le niveau de 2019-2020. L’année dernière était un peu à part, car avec le Covid et l’arrêt des courses au printemps, beaucoup de chevaux d’obstacle avaient été mis à l’arrêt. À l’heure actuelle, nous avons environ 300 boxes réservés.

Qu’attendez-vous en termes d’enjeux ?

Les prévisions du PMU devraient nous amener vers les enjeux de 2019, je l’espère, si la cinquième vague n’entraîne pas de nouvelles fermetures des bars PMU.

Avez-vous de nouveaux partenaires ?

Nous n’avons pas de nouveaux partenaires. Toutefois, ceux des années précédentes sont toujours là. Nous sommes ravis de les avoir et nous sommes conscients que s’ils reconduisent leur partenariat, cela signifie que communiquer dans les courses est un vrai support. Il y a d’ailleurs de vrais arguments marketing à le faire. Nous avons bien sûr Equidia, la presse locale, la presse spécialisée, la radio locale, entre autres.