L’avocate de Frédéric Rossi prend la parole

Courses / 16.12.2021

L’avocate de Frédéric Rossi prend la parole

Jeudi, Jour de Galop a échangé avec Maître Florence Gaudillière, qui défend Frédéric Rossi.

Ce qu’elle note, c’est que la justice des courses ne respecte pas la présomption d’innocence : « Les interdictions professionnelles en matière de course, c’est dramatique. Cela met en jeu des emplois alors que la personne est présumée innocente. C’est insensé car dans un autre dossier, quel qu’il soit, en dehors du monde des courses, les personnes ne se voient pas mettre en péril leur activité. La personne est présumée innocente, mais c’est un vœu pieux car elle est interdite d’exercer. Cela a des conséquences définitives et funestes. On ne peut pas garder le personnel alors que l’on est plus autorisé à entraîner. »

Et sur l’affaire en cours, elle est en attente d’éléments, mais nous explique ses prochaines actions : « Nous ne maîtrisons pas la suite de l’affaire. À partir du moment où l’instruction est ouverte, c’est le juge d’instruction qui maîtrise. Pas nous. Frédéric Rossi sera sans doute entendu, mais je ne peux pas vous dire dans quels délais. Nous avons six mois pour introduire une requête en annulation. Mais pour cela, il faut avoir la copie pénale que nous attendons pour le moment. »

* Dans les courses, Me Gaudillière défend aussi Pierre-Charles Boudot.

Janyce Aubanel, cavalière chez Frédéric Rossi : « Nos patrons sont présents pour nous »

Beaucoup de bruits, pas toujours fondés, courent actuellement sur ce qui se passe – ou non – à Calas. Pour en savoir plus, nous avons joint par téléphone Janyce Aubanel, cavalière chez Frédéric Rossi : « Nos patrons sont présents pour nous. Nous les avons au téléphone et ils nous expliquent un peu ce qu’il faut faire mais cela s’arrête là. Il n’y a que cette présence vocale pour nous aider et pour nous donner des nouvelles sur la situation. Cela fonctionne comme ça dans les trois écuries [celles de Charley, Frédéric et Cédric Rossi, ndlr]. Et pour l’instant, nous ne savons rien concernant notre avenir. Personne n’est venu se soucier de ce qu’il se passait. Avec ce que nous avons fait hier [mercredi] sur l’hippodrome, nous commençons seulement à être écoutés. »

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