Les animalistes font pression sur la mairie de Paris pour interdire les poneys dans la capitale… demain les courses ?

Courses / 01.12.2021

Les animalistes font pression sur la mairie de Paris pour interdire les poneys dans la capitale… demain les courses ?

Un peu partout dans les pays occidentaux, les animalistes militent pour mettre fin au lien qui unit le cheval et l’humain. Ainsi, en France et au Canada, ils ont fait pression pour la fin de l’utilisation des chevaux de trait en ville (ramassage des ordures, navettes de transport de passagers…). Aujourd’hui, ils attaquent les centres équestres qui promènent les petits parisiens. Demain les courses ? Philippe Audigé, président du G.H.N. (le Syndicat des propriétaires de centres équestres) a publié la lettre ouverte suivante :

« Les conventions qui lient la Ville de Paris et les établissements équestres pour la mise en œuvre de promenades à poney dans huit parcs et jardins parisiens doivent être entérinées lors du Conseil de Paris de décembre 2021. Depuis quelques jours, l’association Paris Animaux Zoopolis (PAZ), ouvertement antispéciste, conduit une campagne de presse pour en réclamer l’annulation. Le Groupement Hippique National (G.H.N.) s’inquiète de cette nouvelle campagne qui participe à éloigner un peu plus les activités rurales de l’environnement urbain.

Balades à poney dans Paris, de quoi parle-t-on ?

Quelles sont donc ces balades à poney que l’association PAZ cherche à faire interdire, au même titre que la pêche ou la dératisation ? Il s’agit d’animations proposées aux familles dans les différents parcs et jardins de la capitale. Les jours où les enfants n’ont pas école, lorsque la météo est favorable, des poney-clubs sous concession de la ville de Paris transplantent leurs activités pour permettre aux plus jeunes Parisiens de découvrir le contact du poney à l’occasion de petites promenades. Nous sommes bien loin de la description laborieuse proposée par PAZ selon laquelle des poneys seraient transformés en bêtes de somme abandonnées à la soif de soumission de nos chères têtes blondes et de leurs familles.

L’objectif recherché au travers ces balades est de mettre en contact les familles citadines avec le monde des poneys, leur faciliter l'approche et leur permettre de se familiariser avec les animaux. Ce sont souvent ces premières foulées qui conduisent vers une vie d’homme de cheval. Les exemples célèbres sont nombreux...

PAZ, une approche partisane. Sur le site de l’Association PAZ, on retrouve une pétition ayant recueilli moins de 3.500 signatures. Plus que la pétition, c’est surtout l’argumentaire à charge développé́ par l’association pour inciter à sa signature qui interpelle.

Selon PAZ : « Les balades à poney constituent un acte impulsif, considérant le poney-objet comme un bien de consommation. » Si le pouvoir magnétique du poney sur les enfants est indéniable, n’en déplaise à PAZ, pour prendre part à une balade, chaque enfant doit être accompagné d’un adulte qui en a la responsabilité, et contrairement à ce qui est écrit, le lien affectif se crée dès la première caresse. De même, l’association évoque des déplacements constants, laissant ainsi imaginer une vie sur les routes. En réalité, les poneys ne sont conduits sur Paris qu’hors période scolaire et lorsque la météo le permet. Une heure de parcours dans un camion ou bien un van spécialement équipé pour les accueillir suffit pour rejoindre les parcs de la capitale de leurs lieux de résidence usuels qu’ils retrouvent chaque soir au sein d’un environnement naturel adapté à leurs besoins.

Position des instances professionnelles. Le G.H.N. réagit à cette campagne : « On constate une exigence croissante de la société vis-à-vis du bien-être des équidés avec lesquels nous proposons nos activités. Cette demande légitime, ainsi qu’une prise de conscience collective, se sont traduites par la création d’une charte pour le bien-être équin, ainsi qu’un guide de bonnes pratiques partagés depuis 2016 par la profession. De plus, chaque professionnel est accompagné régulièrement par des vétérinaires sanitaires et différents organismes de contrôle qui veillent au bien-être de nos cavaleries. Pour autant, nous refusons catégoriquement de nous voir dicter nos conduites par des associations animalistes partisanes. Nous demandons à la mairie de Paris de confirmer les concessions et, plus généralement, aux pouvoirs politiques de ne pas céder aux sirènes électoralistes, ni de légiférer en réaction aux actions conduites par ces associations. Le bien-être équin n’y gagnerait rien. En revanche, l’équitation en France, qui reste l’un des derniers ponts entre urbains et ruraux, y perdrait beaucoup ! La présence des poneys et chevaux dans nos villes est un marqueur fort de notre culture et de notre civilisation, cultivons-le ! »