À la découverte des nouveaux détenteurs de la licence d’entraîneur

Autres informations / 28.01.2022

À la découverte des nouveaux détenteurs de la licence d’entraîneur

À la découverte des nouveaux détenteurs de la licence d’entraîneur

Le dernier stage pour l’obtention de la licence d’entraîneur public, organisé du 15 novembre au 17 décembre, a livré son verdict. Dix-huit candidats ont obtenu le sésame. Voici le portrait de trois nouveaux entraîneurs.

Allan Estrabol : « Plus de la moitié des démarches ont été réalisées »

À seulement 23 ans, Allan Estrabol vient d’obtenir sa licence d’entraîneur public. Après des débuts dans le métier à Pau, le natif de Toulouse a été formé dans deux écuries importantes de Royan, celles de Guillaume Macaire et de François Nicolle. Il a déclaré : « Mon apprentissage a débuté à Pau, chez Frédéric Sanchez. Je me suis ensuite dirigé vers l’obstacle, en intégrant l’écurie de Guillaume Macaire. De fil en aiguille, j’ai rencontré monsieur Nicolle, chez qui je suis resté jockey pendant une bonne année. Après cette expérience à Royan, j’ai rejoint le centre d’entraînement de La Teste. Là-bas, j’ai monté en courses pour de nombreux entraîneurs du Sud-Ouest. Mais la région de Toulouse dont je suis originaire me manquait. Puis, comme il n’existe pas d’entraîneurs d’obstacle dans cette ville, j’ai donc voulu passer ma licence pour m’y installer. Malheureusement, l’été dernier, je n’ai pas validé mon oral durant l’examen. Je l’ai donc repassé, cette année, et tout s’est bien passé. Plus de la moitié des démarches ont été réalisées. L’installation devrait donc pouvoir se faire assez rapidement. »

Claudia Ciangherotti : « Quand je serai prête, je poserai mes valises à Chantilly »

Claudia Ciangherotti était l’assistante entraîneur de Ricardo Santini en Italie. Arrivée en France il y a six ans, elle a pu cumuler les expériences avant de tenter de passer sa licence d’entraîneur, sur les conseils de son fils : « Je suis arrivée en France, car je voulais faire quelque chose pour moi-même. J’ai commencé par monter à cheval chez Mme Head puis j’ai eu l’opportunité de devenir garçon de voyage. Je n’avais jamais pu le faire car cela n’existe pas en Italie. J’ai aussi travaillé pour M. Caullery et Mme Brandt. Mon fils souhaitait vraiment que j’arrive à devenir entraîneur. C’est donc grâce à lui que j’en suis venue à m’inscrire à la formation. J’ai eu la chance d’obtenir la licence du premier coup. J’ai trouvé quelques propriétaires italiens qui, je l’espère, me feront confiance lorsque je m’installerai, car je ne souhaite pas le faire tout de suite. Je voudrais encore travailler chez un entraîneur pour apprendre car le métier n’est pas évident. Ici à Chantilly, c’est vraiment le top de l’hippisme. Quand je serai prête, je poserai mes valises à Chantilly. »

Jérôme-Emmanuel Morice : « Je compte créer mes propres installations »

Fils de l’ancien jockey Dominique Morice, Jérôme-Emmanuel Morice, bientôt 26 ans, fait du débourrage et du pré-entraîneur proche d’Argentan. Il a pour projet de créer sa propre installation. Il nous a confié : « Je suis né dans le milieu. Mon père, Dominique Morice, était jockey ainsi que mes oncles. J’ai notamment été cavalier d’entraînement chez François Doumen puis apprenti chez Jean-Raymond Breton et chez Jean-Philippe Dubois. J’ai aussi travaillé chez Rémy Cottin au pré-entraînement et dans les écuries de Jean-Paul Gallorini. J’ai voulu monter en course mais je n’ai pas pu à cause du poids. Il y a quatre ans je me suis installé en tant que débourreur pré-entraîneur dans l’optique de devenir un jour entraîneur. Je suis donc bien heureux d’avoir obtenu ma licence. Actuellement, je suis installé juste à côté d’Argentan. Je pense faire encore un peu de pré-entraînement pour les quelques clients que j’ai en ce moment, mais je ne fais plus de débourrage. Mon but est d’avoir mes premiers partants cette année. J’ai déjà deux chevaux dans mes boxes. Pour le moment, je suis en location mais quand la machine va se mettre à tourner je compte créer mes propres installations. Cela fait deux ans que j’ai cette idée. Je voudrais rester dans le secteur d’Argentan car je suis natif de ce coin et les terrains sont abordables. »