Ces jeunes pilotes de plat à suivre en 2022

Courses / 22.01.2022

Ces jeunes pilotes de plat à suivre en 2022

Ces jeunes pilotes de plat à suivre en 2022

Ils viennent d’horizons différents, mais la passion des courses les rassemble. Âgés de 17 à 21 ans, ils sont considérés comme les espoirs des pelotons dans la discipline du plat. Rencontre avec cinq apprentis jockeys qui ont tous un objectif commun : faire leur place et gagner des courses !

Marlène Meyer, 20 ans, 48 victoires

Employeur : Céline Hérisson de Beauvoir

Agent : Antoine Abrassart

Poids minimum : 49 kg

Idole : aucune

Objectif en 2022 : gagner 30 courses

Marlène Meyer a commencé à monter en course en 2017. Après avoir remporté sa première victoire en 2018, elle a conclu son année 2021 avec vingt et un succès. Elle nous a confié : « Mon beau père est éleveur de chevaux de courses. De ce fait, lorsque j’étais jeune, nous nous rendions sur l’hippodrome de Pau. J’ai donc voulu en faire mon métier et, à l’âge de 13 ans, j’ai intégré l’Afasec. Mon apprentissage a débuté à La Teste, chez Thierry Lemer, où je suis restée quatre années. Ensuite, j’ai travaillé un peu pour Jane Soubagné, avec qui nous avons fait quelques gagnants. Après un court passage chez Christophe Ferland, j’ai intégré l’effectif de Céline Hérisson de Beauvoir. Elle n’a que huit chevaux, donc je monte principalement pour des clients extérieurs. Cette année, avec mon agent, Antoine Abrassart, nous avons comme objectif de remporter trente victoires. L’autre objectif est de pouvoir réussir à monter de belles courses sans faire d’erreurs. Cela sera déjà très bien... »

Hugo Lebouc, 21 ans, 47 victoires

Employeur : Joël Boisnard

Agent : Patrick Andorin

Poids minimum : 50 kg

Idole : Stéphane Pasquier

Objectif en 2022 : gagner un Quinté +

Hugo Lebouc a la particularité d’avoir commencé à évoluer dans le monde du trot. Mais c’est finalement la discipline du galop qu’il a épousée. En plus de ses quarante-trois succès en France, l’hiver dernier, il a notamment remporté quatre courses aux Émirats arabes unis. Il a déclaré : « Mon parrain travaille dans le monde du trot. Arrivé en quatrième, je devais faire un stage d’orientation et j’ai rejoint l’écurie de Jean-Marc Godard. Au galop, j’ai démarré chez David Bernier. Par curiosité, j’avais souhaité découvrir les deux disciplines. Finalement, je suis resté dans le monde des galopeurs. Après avoir obtenu mon CAP à la MFR de Pouancé, j’ai intégré l’Afasec pour passer mon bac. L’école m’a envoyé trois ans et demi chez M. Henri-Alex Pantall. Actuellement, je suis au service de Joël Boisnard. Il me fait monter régulièrement en course, c’est donc bénéfique pour apprendre à me perfectionner. Concernant les objectifs que je me suis fixés, j’aimerais remporter un peu de plus de victoires que l’an passé. Cela voudrait dire qu’il faut que je dépasse le cap des trente succès. Puis, essayer de remporter un Quinté +, ce serait déjà une belle récompense. L’an passé, j’avais pu avoir la chance d’en monter un. J’ai également déjà voyagé. L’année dernière, j’ai brillé à quatre reprises aux Émirats arabes unis. »

Luka Rousseau, 20 ans, 46 victoires

Employeur : Henri-Alex Pantall

Agent : aucun

Poids minimum : 52 kg

Idole : Christophe Soumillon

Objectif en 2022 : remporter une belle course sans décharge

Luka Rousseau a attrapé le virus grâce à son père. Après avoir appris le métier à l’Afasec de Chantilly, c’est en région, chez Henri-Alex Pantall, que l’apprenti a commencé à enchaîner les victoires. Lauréat de sa première course le 2 novembre, à Durtal, le jeune pilote nous a expliqué son parcours : « En y repensant, lorsque j’avais trois ans, je me souviens que j’allais déjà aux courses. Mon père a eu quelques chevaux de course par le passé. J’ai donc pensé en faire mon métier. Ensuite, j’ai donc logiquement intégré l’Afasec. Dans un premier temps, mon maître d’apprentissage a été Richard Chotard. Une fois qu’il a déménagé sur le centre de Calas, j’ai rejoint l’écurie de Fabrice Chappet. À Paris, il n’était pas simple de se faire un nom. J’ai tout de même monté quelques courses-école. De retour en province, j’ai intégré durant un an l’écurie de Thierry Poché, à Senonnes. De fil en aiguille, on est venu à me présenter M. Pantall. Pour la petite histoire, le 2 novembre à Durtal, lors de ma première monte pour lui, j’ai gagné ! C’était d’ailleurs la première victoire de ma carrière. Ensuite, tout s’est bien passé. Maintenant, il me fait confiance et j’en suis très reconnaissant. Il est rare que je monte pour des clients extérieurs. En 2022, j’aimerais gagner une trentaine de courses. Gagner également un Quinté + ou une Classe 1 sans la décharge, cela me plairait beaucoup. »

Enzo Crublet, 20 ans, 21 victoires

Employeur : Fabrice Vermeulen 

Agent : Benoît Goujon

Poids minimum : 51 kg

Idole : Mickaël Barzalona

Objectif en 2022 : perdre 1 kg de décharge

Formé en région et précisément dans l’Ouest, son lieu de naissance, Enzo Crublet a ensuite rejoint le centre d’entraînement de Chantilly. Passé un temps chez Nicolas Caullery, c’est désormais au service de Fabrice Vermeulen que le jeune jockey travaille tous les matins. Il nous a dit : « Je suis arrivé aux courses car mon père est issu de la profession. Ensuite, à force de le suivre aux courses et d’enchaîner les courses de poneys, j’ai pu facilement trouver ma vocation. J’ai commencé mon apprentissage dans l’Ouest, chez M. Boisnard. Par la suite, je me suis rendu à Chantilly, chez M. Caullery, avant de rejoindre, le 1er juin 2021, l’écurie de M. Fabrice Vermeulen. Pour me perfectionner, je ne me base pas spécialement sur un jockey. Certes, la plupart vont s’inspirer de Pierre-Charles Boudot ou de Christophe Soumillon. Mais, disons que je prends un peu le meilleur de chacun des jockeys et j’essaie ensuite de le reproduire. Un jockey comme Mickaël Barzalona, qui a le gabarit type du jockey, j’aime beaucoup m’en inspirer. Cette année, je me fais aider par mon agent, Benoît Goujon, qui vient de commencer. Il gère également Sylvain Ruis. En 2022, j’ai comme principal objectif de toujours monter un maximum de fois. L’idéal serait de monter au moins une course par réunion. De plus, j’aimerais bien franchir la barre des vingt-cinq ou trente victoires. Cela me permettrait de dépasser mes dix-sept victoires de l’année dernière. Puis, cette année, si je dépasse vingt-neuf succès, je perdrai également 1 kg de décharge. C’est donc un bel objectif à atteindre. Pouvoir monter un Quinté +, cela fait aussi partie de mes cibles à atteindre en 2022... »

Léo Roussel, 17 ans, 12 victoires

Employeur : Édouard Monfort

Agent : Patrick Andorin

Poids minimum : 52,5 kg

Idole : Théo Bachelot et Stéphane Pasquier

Objectif en 2022 : faire des gagnants

Léo Roussel est le petit dernier, mais certainement pas le moins doué. En 2021, sa première année en courses officielles, il a monté à 147 reprises pour 12 victoires et 62 places. Fils du jockey redoutable de l’Ouest, Alexandre Roussel, c’est dans les courses de poneys que le jeune apprenti a commencé à se faire la main. Il nous raconte : « Avec un père jockey, j’ai rapidement eu envie de monter dans les courses de poneys. Franchement, je pourrais même dire que je suis né sur un cheval ! Lorsqu’il a fallu se poser la question de mon orientation professionnelle, le choix s’est fait très rapidement. J’ai commencé mon apprentissage chez M. Pantall, avec lequel j’ai gagné deux ou trois courses. Ensuite, il y a trois mois, Édouard Monfort cherchait un apprenti avec une décharge. Logiquement, j’ai proposé mes services. Désormais, cela se passe très bien. Cette année, je n’ai qu’un objectif en tête : faire un maximum de victoires et monter de belles courses ! Pour y parvenir, je travaille avec un agent, Patrick Andorin. L’objectif est de monter un maximum pour M. Monfort, mais également pour des clients extérieurs... »