Le grand saut de Benoît Connan

Courses / 13.01.2022

Le grand saut de Benoît Connan

Le grand saut de Benoît Connan

Par Christopher Galmiche

Dimanche à Cagnes, Benoît Connan a eu la joie de voir sa casaque franchir le poteau en tête dans le Prix André Masséna-Grande Course de Haies des 4ans, sa première Listed, grâce à Norville (Air Chief Marshal). Pas mal pour un propriétaire qui ne pensait jamais courir en obstacle !

Jour de Galop. - Comment avez-vous vécu la victoire de Norville ?

Benoît Connan. - J’étais présent à Cagnes. C’est toujours bien de faire 1.250 kilomètres pour voir une victoire ! C’est le seul déplacement que j’ai fait à Cagnes lors de ce meeting et c’était la deuxième fois que je m’y rendais. Je suis dans le monde des galopeurs, avec Yannick Fertillet, depuis 2007. Cette année-là, j’avais fait ma première acquisition : Nummenor (Vettori) qui était bien connu à Cagnes. Il m’a fait plaisir quelques années sur cet hippodrome. J’avais fait le déplacement pour Norville, d’autant que nous disputions une Listed. C’était l’objectif du meeting et il a été atteint.

Comment s’est organisé l’achat de Norville ?

Nous avons acheté le poulain à la vente d’automne Arqana, le 16 novembre. J’avais demandé à Pierre [Fertillet, entraîneur de Norville, ndlr] de rechercher un cheval. Il allait aux ventes en ayant repéré quelques chevaux. Nous n’avions pas uniquement Norville en ligne de mire, mais nous sommes revenus des ventes avec lui. Il avait déjà une bonne valeur en plat, mais le timing en vue de ses débuts en obstacle était un peu serré. Il a vu son premier obstacle le 17 novembre et sa première course a eu lieu le 3 décembre… Pierre a beaucoup de compétence pour dresser les chevaux. Il a suivi les traces de son père !

On imagine qu’il était logique pour vous d’avoir vos chevaux chez Pierre Fertillet après les avoir eus chez Yannick…

Professionnellement, j’accorde beaucoup d’importance à travailler en confiance. Tant que j’ai confiance et que ça fonctionne, je continue. Je n’ai jamais été déçu. C’est pour cela que je suis resté avec Yannick puis que je suis allé avec Pierre. Le fonctionnement m’a bien plu et avec Pierre, c’est bien parti !

Comment vous êtes-vous passionné pour les courses ?

J’ai toujours eu cette passion des chevaux, ça ne s’invente pas. Généralement, c’est au berceau ! Celui qui est né dedans reste dedans. Mes parents étaient passionnés de chevaux. Mon père a été amateur au trot, après avoir démarré dans les courses de pays dans l’Ouest. Ensuite, j’ai évolué dans le monde du CSO. Et lorsque je suis arrivé dans la vie professionnelle, j’avais peu de temps à consacrer à ma passion. Je m’étais toujours dit que j’achèterais des chevaux de courses si je le pouvais. L’occasion s’est présentée en 2007. Pour tout vous dire, j’adore le trot, et j’aurai un trotteur un jour. Mais j’ai mis le pied dans le galop par le biais de Yannick Fertillet. Au départ, je m’étais dit que j’aurais des chevaux, mais uniquement en plat, jamais en obstacle. Et en fin de compte, je suis aujourd’hui propriétaire uniquement de chevaux d’obstacle. Ma première acquisition, Nummenor, a été un cheval de plat exclusivement. Ensuite, j’ai franchi le pas en obstacle car Yannick était plus axé sur cette discipline. Aujourd’hui, j’ai seulement Norville en activité "course", mais aussi trois poulinières qui sont stationnées chez Yannick pour l’instant. Parmi elles, j’ai une poulinière qui est la propre sœur d’Hermès Baie (Crillon), Dress Baie. Cette dernière a un produit, un yearling, Ludmiko (Kingfisher). Là encore, dans l’élevage, je suis plus orienté vers l’obstacle. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais ! J’ai aussi une poulinière issue de Le Havre (Noverre) et une autre, fille de Rajsaman (Linamix).

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