Le mot de la fin : Génération

Le Mot de la Fin / 25.01.2022

Le mot de la fin : Génération

Le mot de la fin : Génération

L’Écossais Mark Johnston, installé dans le nord de l’Angleterre, a récemment fait l’objet d’une biographie qui mérite le détour. Le recordman du nombre de victoires en Grande-Bretagne n’est pas issu du sérail (son père vendait des télévisions) et il n’a pas sa langue dans la poche. Bien au contraire. Sa biographie, signée par l’habile Nick Townsend, est truffée de pépites de petites phrases qui font mouche. Notamment quand l’entraîneur évoque ce qui le fait sortir de ses gonds. Si vous le croisez, surtout, ne lui demandez pas s’il a une bonne ou mauvaise génération de 2ans. Car il vous répondra, comme il l’a fait à un de ses assistants, quelque chose qui pourrait ressembler à ça : « Ça me rend malade rien que d’y repenser. Je peux en avoir dix qui ne sont pas des flèches. Peut-être vingt même. Les meilleurs peuvent être moins doués que ceux de la saison passée. Et les mauvais encore pires. Mais ce n’est pas possible d’en avoir cent qui ne sont pas bons. La moyenne d’une génération entière ne peut pas être inférieure à la précédente. Et d’une manière générale, si vous faites la moyenne sur les trois mille sujets d’une classe d’âge, répartis chez plusieurs entraîneurs, la question de la qualité de ladite population a encore moins de sens… » Le problème, c’est qu’on estime très souvent la valeur d’une génération à partir de celle des leaders de leur promotion.