Les rangs des entraîneurs s’agrandissent

Courses / 25.01.2022

Les rangs des entraîneurs s’agrandissent

Les rangs des entraîneurs s’agrandissent

Le dernier stage pour l’obtention de la licence d’entraîneur public, organisé du 15 novembre au 17 décembre, a livré son verdict. Dix-huit candidats ont obtenu le sésame. Par ordre alphabétique, voici les noms des nouveaux titulaires d’une licence d’entraîneur public, que nous vous présenterons au fil de la semaine : Caroline Auvray, Élisabeth Bazire, François-Xavier Blanchet, Claudia Ciangherotti, Benoît Claudic, Allan Estrabol, Guillaume Fabre, Victoria Head, Alexandre Lartigau, Jonathan Leroy, Jérôme-Emmanuel Morice, Gérald Mossé, Nelly Mure-Ravaud, Vanessa Oger-Sauvaget, Raymond Sainte-Rose, Antoine Sanglard, Régis Schmidlin et Thibault Speicher. Julian Resimont a quant à lui obtenu sa licence d’entraîneur particulier.

Gérald Mossé : « Chaque chose en son temps »

C’est évidemment le nom le plus célèbre parmi la liste des nouveaux détenteurs d’une licence d’entraîneur public ! Le grand jockey Gérald Mossé, qui a fêté ses 55 ans il y a quelques jours, a accueilli avec soulagement l’annonce de sa réussite à l’examen : « Le stage s’est terminé le 17 décembre, et l’attente a été longue ! Il s’agit d’une satisfaction personnelle. J’étais très heureux quand j’ai appris la nouvelle hier soir, depuis la Thaïlande où je profite d’un peu de repos au soleil. La saison a été chargée entre mon activité de jockey et la préparation du stage. Je veux faire chaque chose en son temps : je vais continuer à monter en 2022, et je pense m’installer l’année suivante. Les chevaux ont toujours été ma passion : je ne me voyais pas faire autre chose qu’entraîner à l’issue de ma carrière de jockey. Chantilly a ma préférence, car j’ai été formé sur ces pistes que je connais parfaitement, et la majorité des clients qui ont fait appel à mes services de jockey sont d’ici… Je n’ai pas encore d’écurie en vue. Je veux prendre mon temps. »

Thibault Speicher : « Je devrais m’installer prochainement à Lamorlaye »

Thibault Speicher exerce la profession de jockey de plat depuis une dizaine d’années. À 27 ans, après des problèmes de poids récurrents, il a décidé de se lancer dans un nouveau challenge : celui de devenir entraîneur public. Il raconte : « Cela fait une dizaine d’années que je monte en courses. Malheureusement, il est de plus en plus difficile pour moi de faire le poids... Dans ma carrière, j’ai eu la chance de travailler avec Louis Baudron, lequel m’a donné l’envie de m’installer en tant qu’entraîneur. Cela fait donc quelque temps que je mets tout en place pour lancer ce nouveau projet en tant qu’entraîneur public. Très prochainement, d’ici un mois ou deux, je devrais donc pouvoir m’installer sur le centre d’entraînement de Lamorlaye. Toutes les démarches sont en cours. Il ne me reste donc plus qu’à patienter. Je suis également en pleine recherche de chevaux, mais je pense avoir quelques pistes. Ma mère a des chevaux chez Adélaïde Budka et aussi quelques associés qui seraient prêts à se lancer dans l’aventure... Cela devrait se faire petit à petit. »

Régis Schmidlin : « Je compte m’installer à Pringy »

Les passionnés d’obstacle ont tilté en voyant son nom dans la colonne des nouveaux entraîneurs : Régis Schmidlin fait partie des pilotes les plus chevronnés de la discipline. Il devrait s’installer dans le courant de l’année à Pringy, en Seine-et-Marne. Il nous a expliqué : « Devenir entraîneur est quelque chose qui me trottait un peu dans la tête. Ce qui m’a fait accélérer le processus pour passer ma licence est le fait que François [Cottin, ndlr] arrête. Je travaille actuellement chez Daniel Allard, à Pringy, là où je compte m’installer plus tard. Je monte régulièrement là-bas depuis le début de l’année dernière. Lorsque François a arrêté en juillet, je me suis fait embaucher à Pringy pour bien connaître les pistes et l’environnement. C’est un endroit qui m’a plu et je compte m’y installer. Mon installation devrait se faire dans le courant de l’année. Pour le moment, je mets tout en route progressivement. Je monte encore en course. Je ne sais pas encore pendant combien de temps. Évidemment, si j’ai toujours de bons chevaux à monter, je peux continuer. Mais si je n’ai plus de bons partenaires, après les très bons chevaux que j’ai montés durant ma carrière, ce sera plus dur de continuer. Nous avons aménagé des pistes d’obstacle à Pringy, mais je ferai de l’obstacle et du plat. Je ne suis pas fermé au plat. Chez Marcel Rolland, j’ai entraîné des chevaux de plat également. Je suis ouvert à tout et à tout propriétaire qui voudrait venir ! » Régis Schmidlin nous a rappelé son cursus, marqué par deux figures emblématiques de l’obstacle : « Je suis arrivé à 13 ans chez Marcel Rolland. J’ai fait tout mon apprentissage chez lui puis j’ai gravi les échelons. Lorsque Philippe Chevalier a arrêté, j’ai eu la chance de passer premier jockey pour lui. Je suis resté chez Marcel Rolland pendant dix-sept ans. Par la suite, j’avais envie de changer d’air et je suis allé chez François pour lequel j’ai monté pendant sept ans. Je suis toujours resté fidèle à mes entraîneurs. Je pense que c’est quelque chose de primordial. Lorsque vous avez le feeling avec quelqu’un, ce n’est pas nécessaire d’aller voir ailleurs. »