Les rangs des entraîneurs s’agrandissent

Courses / 26.01.2022

Les rangs des entraîneurs s’agrandissent

Le dernier stage pour l’obtention de la licence d’entraîneur public, organisé du 15 novembre au 17 décembre, a livré son verdict. Dix-huit candidats ont obtenu le sésame. Après les présentations de Gérald Mossé, Thibault Speicher et Régis Schmidlin hier, voici le portrait de trois autres nouveaux entraîneurs.

Élisabeth Bazire : « Mon but est de pouvoir accompagner les chevaux plus loin »

Issue du concours hippique, Élisabeth Bazire est entrée dans le monde des courses un peu par hasard. Passionnée par ce milieu, la jeune femme a cumulé les expériences avant de monter sa structure de débourrage et de pré-entraînement dans le but de devenir entraîneur. Elle nous a expliqué : « Actuellement, je fais du débourrage pré-entraînement et en passant la licence d’entraîneur, mon but est de pouvoir accompagner les chevaux plus loin. Je suis installée à Arnac-Pompadour (19) et je suis issue du concours hippique. Mes parents étaient moniteurs d’équitation. J’ai moi-même passé un monitorat. Quand j’ai cherché du travail, j’ai vu une offre d’emploi pour être cavalière d’entraînement. C’était un rêve pour moi de pouvoir être payée pour monter à cheval ! J’ai donc atterri dans une antenne de Guillaume Macaire où je montais quatre chevaux par jour. Je suis également allée chez d’autres entraîneurs pour voir différentes façons d’entraîner. J’ai eu l’opportunité de prendre une licence de jockey. Cela me tenait à cœur de voir comment cela se passe l’après-midi car ce n’est pas du tout la même chose que le matin. J’ai pu monter en plat, en haies, steeple et cross. »

Guillaume Fabre : « Je ne vais pas me presser pour présenter mes premiers partants mais je pense les avoir cette année. »

Ancien jockey d’obstacle basé dans l’Est, Guillaume Fabre est à la tête de sa propre structure de débourrage et de pré-entraînement. Devenir entraîneur était donc la suite logique de son parcours : « Cela fait un moment que je suis dans l’Est, à Nancy. Auparavant, j’ai fait pas mal d'endroits en France. J’ai fait un peu plus de trois ans chez monsieur Macaire. J’ai aussi travaillé pour monsieur Chaillé-Chaillé, monsieur Cherel. Cela fait deux ans que j’ai arrêté de monter en course après quelques accidents et cela fait trois ans que j’ai une entreprise de débourrage et pré-entraînement sur Nancy. Je vais donc rester là-bas. Me concernant, je suis entré dans le milieu en commençant par faire l’Afasec de Chantilly. Je me suis dirigé vers l’obstacle car je sautais beaucoup les chevaux chez mon maître d’apprentissage. Je vais d’ailleurs entraîner des chevaux d’obstacle. Je ne vais pas me presser pour présenter mes premiers partants mais je pense les avoir cette année. »

Victoria Head : « J’ai la chance d’être bien entourée »

Depuis plusieurs générations, la famille Head est l’une des plus grandes familles d’entraîneur de France. Après Christopher Head, qui s’est lancé avec succès en 2018, c’est au tour de Victoria, fraîchement licenciée, de s’installer entraîneur ! Elle raconte : « L’examen pour devenir entraîneur n’est pas très évident, mais le groupe était très bon. Ma famille est très fière. J’ai la chance d’être bien entourée. J’ai toujours eu l’amour des chevaux. Je les ai d’abord côtoyés en faisant du jumping, puis j’ai intégré les courses. J’ai commencé chez mon père, Freddy Head, ensuite j’ai eu quelques expériences à l’étranger, chez monsieur O’Brien et en Australie notamment. À mon retour, j’ai travaillé chez monsieur Fabre en tant qu’assistante entraîneur dans le but de passer ma licence. Je vais m’installer chez mon père à Chantilly. J’ai déjà Raiku (Showcasing) dans mes boxes. C’est un cheval qui était chez mon père et qui appartient à Jean-Louis Bouchard. Au début, je ne m'étais pas fixé de date, mais comme j’ai la chance d’avoir mon premier cheval, je me lance directement. Bien avant de passer ma licence, Jean-Louis Bouchard m’avait dit qu’il me mettrait un cheval. C’est donc une nouvelle aventure qui commence ! »

 

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