Ces jeunes pilotes d’obstacle à suivre en 2022

Courses / 04.02.2022

Ces jeunes pilotes d’obstacle à suivre en 2022

Il y a quelques semaines, la rédaction de Jour de Galop vous avait présenté cinq espoirs des pelotons dans la discipline du plat. Place désormais à l’obstacle avec là encore six jeunes gens considérés comme de futures promesses et qui ont le même objectif que leurs homologues du plat : faire leur place et gagner des courses !

Par Thomas Guilmin

Gwen Richard, 20 ans, 44 victoires

Employeur : François Nicolle

Agent : Aucun

Poids minimum : 62 kg

Idole : S’inspirer de tous les bons jockeys

Objectif en 2022 : Faire aussi bien qu’en 2021

Dès son plus jeune âge, Gwen Richard a été porté par la passion familiale des courses hippiques. Des courses de poneys à celles réservées aux amateurs, l’apprenti âgé de 20 ans n’a pourtant pas fait d’études en lien avec les chevaux. « Toute ma famille est passionnée de courses. Mes parents sont propriétaires de quelques chevaux. Quant à mon oncle, Armel Le Clerc, il est entraîneur de chevaux. Pour ma part, j’ai commencé en suivant mon frère, qui participait à des courses de poneys. L’envie d’en faire m’est rapidement venue à l’esprit. Pourtant, mes études ne sont pas en corrélation avec mon métier actuel, car j’ai obtenu un bac pro dans l’aménagement paysager… Cependant, j’ai rapidement monté en tant que gentleman-rider. Ensuite, juste avant mes 18 ans, j’ai obtenu ma licence de jockey. Dans les courses, mon premier employeur a été Pierre Fertillet. Je suis désormais au service de François Nicolle. Malgré le poids qui me barrait la route en plat, j’ai toujours préféré la discipline de l’obstacle. En 2022, j’espère faire au moins aussi bien que l’année dernière. Si tout se passe bien, je devrais logiquement perdre la moitié de ma décharge. »

Tanguy Andrieux, 21 ans, 41 victoires

Employeur : Yannick Fouin

Agent : Aucun

Poids minimum : 58 kg

Idole : Felix de Giles

Objectif en 2022 : Remporter un Groupe à Auteuil

Aucun membre de la famille de Tanguy Andrieux, aujourd’hui âgé de 21 ans, n’avait de lien avec l’univers des courses. Pourtant, en les découvrant tout jeune à la télévision, il a tout de suite su qu’il voulait en faire son métier, comme il nous l’a expliqué : « Depuis tout petit, je disais à mes parents que je voulais faire "PMU" ! Pourtant, je n’avais aucun membre de ma famille dans le milieu. Étrangement, cela s’est fait tout naturellement et cela a toujours été une passion. Après avoir questionné les différents jockeys sur les hippodromes de Lyon, j’ai donc intégré l’Afasec de Cabriès. Mon apprentissage a commencé au centre d’entraînement de Chazey-sur-Ain, chez Bernard Goudot. Il m’a fait débuter en plat et en obstacle. Étant donné que j’ai essayé les deux disciplines, je peux affirmer que je préfère l’obstacle : ce n’est pas une question de poids. Après mon bac pro, j’ai rejoint Yannick Fouin à Maisons-Laffitte. En 2021, j’avais pour objectif de remporter un Quinté +. Cette année, j’aimerais beaucoup pouvoir essayer de remporter un Groupe à Auteuil… Chaque jockey a sa façon de monter, mais j’apprécie beaucoup les montes de Felix de Giles. »

Florian Besson, 21 ans, 29 victoires

Employeur : Gabriel Leenders

Agent : Aucun

Poids minimum : 64 kg

Idole : Clément Lefebvre

Objectif en 2022 : Monter plus de 200 courses

Avec un oncle jockey, Florian Besson a rapidement pu trouver sa voie professionnelle. Rattrapé par le poids, c’est tout naturellement qu’il s’est dirigé vers les obstacles. Il raconte : « Mon oncle, Philippe Besson, était jockey. Sans être forcément une évidence, il y avait uniquement ce milieu qui m’attirait. La passion est tout de même arrivée rapidement. Tout a commencé à la MFR de Pouancé et ensuite au CFA de Laval. Durant ces quatre années d’études, j’ai travaillé au service de Pascal Journiac. De fil en aiguille, on m’a présenté Gabriel Leenders. Cela fait trois ans que je suis à son service. Comme je pèse 64 kg, j’ai rapidement compris que j’allais devoir me diriger vers l’obstacle, d’autant plus que le trot ne m’intéressait pas du tout. Comme Clément Lefebvre est le premier jockey de l’écurie de Gabriel Leenders, j’ai tendance à m’inspirer de lui. Sinon, en règle générale, j’essaie de regarder les parcours de tous les bons pilotes. En 2022, j’aimerais pouvoir faire aussi bien que l’année passée, voire mieux… Donc, si je pouvais dépasser 24 victoires sur une année, cela serait déjà bien. Monter aux alentours de 200 courses est un challenge qui me tient à cœur. Pour faire partie des meilleurs, il faut s’améliorer tous les ans. »

Étienne Capdet, 20 ans, 27 victoires

Employeur : David Cottin

Agent : Aucun

Poids minimum : 63 kg

Idole : David Cottin et Jonathan Plouganou

Objectif en 2022 : Perdre sa décharge

Né à Pau, non loin du domaine de Sers, Étienne Capdet a toujours été fasciné par les chevaux de course. Un jour, il a demandé à son père de l’emmener voir des courses. Depuis, le jeune pilote de 20 ans n’a jamais eu envie de faire autre chose, comme il nous l’a confié : « Comme mes parents résident à quelques mètres de l’hippodrome de Pau, mon père m’a emmené voir les courses car j’aimais les chevaux. Petit, je m’étais dit que je serais jockey. Mon apprentissage a débuté à l’Afasec de Mont-de-Marsan, et mon apprentissage chez Charles Gourdain. Ensuite, pendant deux ans et demi, j’ai passé la fin de mon apprentissage au contact d’Eric Papon, lequel m’a vraiment appris à monter à cheval. De fil en aiguille, j’ai été amené à travailler pour Emmanuel Clayeux, avant d’intégrer l’effectif de David Cottin. Même si j’avais quelques soucis pour faire le poids en plat, je préfère la discipline de l’obstacle depuis toujours. Le plat est très intéressant, mais l’obstacle a toujours fait partie de mes priorités. En 2022, j’aimerais beaucoup attendre le cap des 30 victoires sur une année. L’an passé, j’ai connu une année assez compliquée. Pour cette nouvelle saison, en restant chez David Cottin, j’aimerais pouvoir perdre ma décharge. Ce serait vraiment sympa. »

Christopher Riou, 21 ans, 21 victoires

Employeur : Jérôme Delaunay

Agent : Tom Poché-Caro

Poids minimum : 62,5 kg

Idole : Jonathan Plouganou

Objectif en 2022 : Faire mieux qu’en 2021

Propriétaires de chevaux de course, les parents de Christopher Riou ont transmis la passion des courses à leur fils. À 21 ans, une fois son BTS en poche, il a logiquement suivi le chemin menant vers les hippodromes. Il nous raconte : « Quand j’étais plus jeune, mes parents avaient quelques chevaux de course en propriété. En allant aux courses le dimanche, de fil en aiguille, j’ai commencé à monter dans les courses de poneys. Durant mes études, au CFA de Laval, j’ai obtenu ma licence de gentleman-rider. Le week-end, je me formais chez Adrien Lacombe et Serge Foucher principalement. Après l’obtention de mon BTS ACSE, je suis finalement devenu salarié chez Adrien Lacombe. Sans vraiment réfléchir, je me suis dirigé vers la discipline de l’obstacle, que j’affectionne tout particulièrement. Dresser un cheval sur les obstacles est compliqué, mais c’est vraiment ce qui m’attire. Cette année, j’espère faire mieux qu’en 2021. Monter de belles courses et arriver à se faire plaisir à cheval, ce sera déjà très bien. »

Dylan Salmon, 21 ans, 21 victoires

Employeur : Julien Mérienne

Agent : Aucun

Poids minimum : 53 kg

Idole : S’inspirer de tous les bons jockeys

Objectif en 2022 : Remporter un Quinté+

Dylan Salmon a trouvé sa future vocation en allant aux courses avec sa mère. Léger, il a notamment remporté en plat le Prix de l’Avenir (Gr3 AQPS) à Nantes l’an passé. Mais c’est bel et bien la discipline de l’obstacle qui le fait vibrer. « Lorsque j’étais plus jeune, accompagné de ma mère, j’allais sur différents hippodromes. Ma mère n’est pas issue du milieu, mais c’est ainsi que ma passion pour les courses est née. J’ai donc fait un CAP et un bac pro au CFA de Laval. Durant cette période, j’étais au service d’Étienne et Grégoire Leenders. Malheureusement, je n’ai pas pu débuter en course. Désormais, je travaille au service de Julien Mérienne. Ce dernier m’a laissé une chance de pouvoir monter en course. Pour le moment, tout se passe bien. Même si je ne pèse que 53 kg, je me sens nettement plus à l’aise dans la discipline de l’obstacle. Honnêtement, je ne me suis jamais vu faire carrière en plat. Pour cette nouvelle année, je me suis fixé comme objectif de pouvoir gagner une belle course à Auteuil, notamment un Quinté+. »

 

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