LA GRANDE (R)ÉVOLUTION DE LA VENTE DE FÉVRIER

Institution / Ventes / 14.02.2022

LA GRANDE (R)ÉVOLUTION DE LA VENTE DE FÉVRIER

LA GRANDE (R)ÉVOLUTION

DE LA VENTE DE FÉVRIER

Se plonger dans les statistiques de la vente de février Arqana, c’est comme monter dans des montagnes russes… La mid-winter sale française a changé de façon impressionnante au fil des années.

Le graphique montre bien la progression du volume de la vente de février. Souvenez-vous de l’époque où elle avait lieu sur une seule journée ! En 2004, 63 lots avaient été présentés… contre 420 en 2019, pour le moment l’année la plus dense : coefficient multiplicateur de 6,66 ! Et côté chiffre d’affaires, la progression est logiquement spectaculaire.

Chiffre d’affaires : jusqu’à ×26 ! Entre 2000 et 2021, le chiffre d’affaires de la vente de février Arqana a été multiplié par 8 : 362.347 € en 2000, un peu plus de 3 millions en 2021. Cet ordre n’est pas une référence absolue. En réalité, entre le CA le plus bas (en 2003, 195.200 €) et celui le plus haut (en 2019, 5.184.000 €), l’écart le plus élevé est de… ×26 !

L’explosion du chiffre d’affaires est liée en grande partie à l’augmentation de l’offre plus qu’à l’augmentation du niveau des enchères. La vente mixte de février est une mid-winter sale et, comme l’a précisé Éric Hoyeau, président directeur général d’Arqana en préambule de cette édition 2022 : « Nous restons sur des ventes d’opportunité : les bons résultats enregistrés par Goffs et Tattersalls [pour leurs ventes mixtes de février 2022, ndlr] ne sont pas des marqueurs de l’état du marché, mais elles sont un marqueur de l’appétit d’achat et il est bien là ! »

Un indicateur intéressant est le prix médian : il était de 5.107 € en 2000. L’an dernier, il était quasiment équivalent : 5.500 €. L’écart le plus important depuis 2000 dans le médian est de l’ordre de ×3,2 : 2.500 € (en 2004 et 2005) contre 8.000 € en 2007. Le coefficient multiplicateur est plus important sur le nombre de lots présentés (×6,66) que sur le prix médian (×3,2).

Les chevaux à l’entraînement boostent l’offre. « La vente de février, dans le passé, ne proposait pas de chevaux à l’entraînement. Mais l’évolution du calendrier des courses, le fait que le programme hivernal se soit développé, fait que cette catégorie de chevaux s’est intégré dans la vacation », nous expliquait encore Éric Hoyeau.

En 2021, 73 chevaux à l’entraînement sont passés sur le ring de la vente de février, pour 58 vendus et ils ont représenté un tiers du chiffre d’affaires de la vente. En 2015, ils étaient 47 vendus dans cette catégorie pour 18,7 % du chiffre d’affaires. Si on remonte à 2010, on trouve 16 chevaux à l’entraînement catalogués, pour 13 vendus : ils représentaient 5 % du chiffre d’affaires de la vente. En 2000, seuls 5 chevaux à l’entraînement étaient passés sur le ring de la vente de février.

Le programme s’est étoffé pour les chevaux de plat notamment, avec deux dates marquantes : ouverture de la P.S.F. de Deauville en 2003, et celle de la P.S.F. de Chantilly en 2012…

Au vent des dispersions… Le prix moyen de la vente de février Arqana est l’un des indicateurs qui jouent au yoyo : on le trouve au plus bas à 5.267 € en 2005 et au plus haut à 22.285 € en 2007. Or, en 2007, Arqana enregistrait le deuxième top price historique de la vente de février, à 420.000 €. La vente avait été boostée par la dispersion Saint-Pair-du-Mont : 35 lots vendus pour 2.206.000 €, soit 65 % du chiffre d’affaires total de la vente. En 2019, Arqana avait fait exploser ses indicateurs avec plus de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, un top price à 500.000 € et le deuxième meilleur prix moyen de l’histoire de la vente (après 2007) à 14.686 €. L’année 2019 avait été marquée par deux dispersions : celle de la marquise de Moratalla et celle d’Issam Farès, qui représentaient presque les trois quarts du chiffre d’affaires total de la vente…

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