Le cheval, passé, présent et avenir de l’homme au Salon de l’agriculture

Autres informations / 02.03.2022

Le cheval, passé, présent et avenir de l’homme au Salon de l’agriculture

Le cheval, passé, présent et avenir de l’homme au Salon de l’agriculture

Mardi matin, la ministre des Sports Roxana Maracineanu était présente au Salon de l’agriculture pour échanger avec différents acteurs et organismes de la filière équine. La journée a été politique puisque le soir, sur le stand du ministère de l’Agriculture, l’Ifce a annoncé les grandes lignes de son colloque du 1er avril prochain dont le thème est : « Le cheval, un atout pour le monde d’après en France et en Europe. »

Deux choses nous ont surpris lors de notre passage au Salon de l’agriculture 2022. La première est que les courses hippiques brillent par leur absence. La deuxième touche à la conférence de mardi soir qui traite d’un sujet tout de même important : l’avenir du cheval en France et en Europe… D’où notre grande stupéfaction de ne voir aucun représentant des médias équestres.

L’idée était de profiter de l’impact du Salon de l’agriculture et de son prestige pour lancer le colloque du 1er avril prochain organisé par l’Ifce dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne et qui aura lieu sur une demi-journée à Saumur en présence de nombreux acteurs clés de la filière équine et de politiques, français et européens. Parmi eux, Laetitia Saint-Paul, vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée du Maine-et-Loire. Dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, elle a rédigé un rapport intitulé Pour une Europe stratège au service des citoyens. Pour elle, le cheval est un trait d’union au sein de l’Union européenne, comme elle l’a expliqué : « Dans mon rapport, puisque j’étais chargée du volet parlementaire de la présidence française de l’Union européenne, je parle de l’Europe stratège au service des citoyens. Europe stratège, car il faut une Europe forte et unie et l’actualité nous le montre bien… Et au service des citoyens, dans le sens où l’Europe est présente dans notre quotidien mais elle n’est pas incarnée. J’ai voulu intégrer la thématique cheval dans mon rapport, car, au même titre que la culture, le cheval permet de dépasser les frontières et est un trait d’union. »

Trois tables rondes qui s’annoncent passionnantes. Le colloque du 1er avril proposera trois tables rondes : le cheval et l’agriculture, le cheval vecteur d’intégration sociale et le cheval de l’agriculture au sport et à la culture. Sylvie Brunel, géographe et écrivain, professeur à Sorbonne Université, spécialiste des questions de développement durable, animera l’une de ces tables rondes et a expliqué : « Je suis toujours heureuse d’être présente parmi vous pour défendre le rôle du cheval, qui incarne l’avenir. Le cheval outil est devenu le cheval ami. Il est essentiel en termes de développement durable. Les différents confinements ont montré l’engouement pour la ruralité. Il ne faut pas oublier que le cheval représente 6 % des terres agricoles utiles en France. La France possède cinquante-trois races équestres, ce qui est unique en Europe. Le cheval a beaucoup d’atouts : à l’heure du développement durable, il est une énergie motrice, une énergie douce qui n’abîme pas : que ce soit dans les vignes, les massifs forestiers, on remarque la présence du cheval. Il est une énergie renouvelable via la méthanisation et le gaz vert. Il est aussi important en termes de tourisme : la France est la première terre d’accueil touristique au monde et le tourisme équestre se développe. Et l’équitation française est entrée au patrimoine de l’Unesco. Il joue un grand rôle dans la filière sportive. La France possède par ailleurs la moitié des hippodromes d’Europe. Il joue un rôle essentiel dans l’ensemble du territoire européen. Le cheval participe à notre fierté et à notre identité. »

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