Le mot de la fin : hiérarchie

Le Mot de la Fin / 23.03.2022

Le mot de la fin : hiérarchie

Mardi, à Longchamp, s’est tenu le premier forum pour l’emploi organisé par l’Afasec. Plusieurs "patrons" ont témoigné dans la matinée. Voici quelques extraits choisis. (Épisode 5 sur 5)

Dans une entreprise, comme dans la société, il faut une hiérarchie pour "tenir la baraque". Mais les choses évoluent : les rois absolus ont disparu des sociétés dites occidentales, la hiérarchie et l’autorité ne sont plus synonymes de peur. Les lignes hiérarchiques sont là, juste plus poreuses. Pour un grand patron comme Antoine Namand, de Selecta, c’est important et cela contribue au bien-être de tous : « Je suis rentré dans un très grand groupe il y a quelques années. Vingt places de parking étaient réservées à la direction, dont deux ou trois à la présidence. On me déroulait pratiquement le tapis rouge dans mon bureau et tout le monde m’appelait monsieur le président. Tout ceci était ridicule. J’ai fait annuler les places de parking. Puis, petit à petit, j’ai supprimé tous les bureaux… le mien en premier ! Désormais, tout le monde travaille en open space. Et la bonne humeur est là : on sent que l’on travaille en s’amusant, avec la volonté de vivre "bien". Nous travaillons dans une ambiance positive, les gens sont contents de venir au bureau et ils savent rigoler. Mais je peux vous assurer que l’on travaille beaucoup ! Nous essayons de "mélanger" tout le monde, avec beaucoup d’animations et de concours. »

Antoine Namand insistera sur la nécessité d’impliquer tout le monde dans l’entreprise : « C’est le tailleur de pierre et celui qui construit la cathédrale ! » Sur la reconnaissance, Thibaut Vautier, DG d’Adecco Training et Outsourcing, et Alexis de Galembert, fondateur de La Fabrique Cookies, insisteront aussi. Cela fonctionne dans les métiers des courses, à chaque échelon hiérarchique.