Le mot de la fin : mixité

Le Mot de la Fin / 09.03.2022

Le mot de la fin : mixité

Mardi, le monde entier célébrait l’édition 2022 de la Journée internationale des femmes. L’une des forces de notre sport, c’est justement sa mixité. Et, à cheval, les filles sont capables de battre les garçons. On le voit tous les jours. Ce qui est vrai pour les humains l’est aussi pour les chevaux. Au galop, les femelles battent régulièrement les mâles. Cela étant dit, dominer les mâles dans un classique, c’est une autre paire de manches. En Europe, le dernier succès d’une femelle dans un Derby est celui de Borgia (Acatenango) en Allemagne. Parfois, c’est un pari qui peut se révéler payant. Pascal Bary avait failli le réussir avec Natagora (Divine Light) – deuxième du Jockey Club par manque de tenue – qui évitait ainsi d’affronter Zarkava (Zamindar) dans le Diane. Le légendaire Maurice Zilber avait présenté Nobiliary (Vaguely Noble) à Epsom, où elle s’était classée deuxième, Yves Saint-Martin étant dans un "jour sans". À 85ans, l’Américain Wayne Lukas a encore la fougue d’un jeune homme et il envisage éventuellement de présenter Secret Oath (Arrogate), face aux mâles, dans l’Arkansas Derby (Gr1)… ce qui lui ouvrirait (en cas de bonne performance) les portes du Kentucky Derby (Gr1). Lukas a déjà gagné l’Arkansas Derby avec une femelle et cette stratégie lui a souvent réussi par le passé. Il a confié ses précieux conseils à Bloodhorse : « Je regarde le niveau de la concurrence. Combien de chevaux ont un rating supérieur ou égal à celui de ma pouliche ? Je scrute également la taille probable du champ de partants. En effet, le fait d’avoir 20 chevaux dans le Kentucky Derby reste l’une des difficultés majeures de cette épreuve. »