Premier forum pour l’emploi dans les courses : des réflexions… et déjà des actions

Courses / 17.03.2022

Premier forum pour l’emploi dans les courses : des réflexions… et déjà des actions

Mardi, à Longchamp, l’Afasec, France Galop et LeTrot, en association avec Together for Racing International, organisaient le premier forum sur le futur de l’emploi et de la formation dans les courses. Plusieurs professionnels avaient répondu présent… Mais probablement pas assez : il est parfois difficile de dégager une journée, oui, mais le sujet de l’emploi et du recrutement dans les courses devrait mobiliser l’ensemble de la filière. Quelques entraîneurs et assistants-entraîneurs étaient présents, de même que des directeurs de haras, pré-entraîneurs, différents membres des institutions hippiques, etc… Trot et galop associés ensemble pour débattre.

Une matinée de témoignages. La matinée a été consacrée aux témoignages, sur lesquels nous reviendront plus en détail prochainement. Pierre Pilarski, propriétaire dans toutes les disciplines, a témoigné avec son autre casquette : celle de propriétaire de franchises McDonald. Et "McDo", comme la restauration en général, connaît des défis en terme de recrutement et – surtout – de rétention des (jeunes) salariés.

Françoise Chastanet a présenté les conclusions de la grande étude de l’Ifce sur l’emploi dans les courses et notamment les principaux freins à l’emploi et les principales raisons de départ.

Une table ronde, sur laquelle nous reviendrons prochainement, a ensuite rassemblé trois chefs d’entreprise : Antoine Namand, directeur général de Selecta (opérateur européen de services de vente automatique, 4.000 salariés), Thibault Vautier, directeur général d’Adecco Training & Outsourcing, et Alexis de Galembert, fondateur et directeur général de La Fabrique Cookies (PME qui fabrique et vend des cookies). Tous évoluent dans des secteurs impliquant une pénibilité au travail plus ou moins importante et ils ont partagé quelques-unes de leurs recettes.

Un après-midi de réflexion et d’action. Les personnes présentes ont dû travailler ! Douze ateliers étaient proposés et un plan d’action a dû être élaboré pour chacun d’entre eux et présenté à l’ensemble des participants, ainsi que devant Édouard de Rothschild et Jean-Pierre Barjon. Chacun a ensuite voté pour l’atelier avec les conclusions lui semblant le plus intéressantes et les trois ateliers avec le plus de votes seront mis en action (en gras ci-dessous)…

Mais il y a évidemment des pistes notées pour chaque atelier.

Voici les différents ateliers.

Comment pourrions-nous…

… Positiver l’image et la perception autour de nos métiers ?

Pistes : 52 semaines, 52 métiers, un métier par semaine mis en avant via des appels, par exemple, à des influenceurs externes aux courses, une campagne de recrutement similaire à celle de l’armée de terre….

… Améliorer concrètement l’équilibre pro/perso, le bien-être et la satisfaction des salariés pour les fidéliser ?  

Pistes : mise en place d’un réseau de ressources humaines des courses hippiques, au niveau de chaque fédération pour l’aspect proximité mais aussi au niveau national pour échanger les bonnes pratiques et permettre aux professionnels de mettre en place des bonnes pratiques qui leur seront bénéfiques sur le long terme.

… Accompagner les entrepreneurs de la filière dans le développement de leur entreprise et l’accélération de leur croissance grâce à l’humain ?

Pistes : une synthèse des ateliers précédents. Comment expliquer aux entraîneurs, aux éleveurs, etc., qu’ils doivent prendre conscience du monde du travail, création d’un réseau pour dynamiser le lien social interne et externe au sein de l’entreprise, mise en place d’un label de bien-être social avec récompense des entreprises modèles…

… Faire savoir, très largement, que nos métiers recrutent ?

… Trouver et embaucher des personnes pour combler nos besoins immédiats en recrutement sur les métiers des courses et de l’élevage ?

… Renforcer le goût de l’effort, de la résilience et le mental des jeunes ?

… Construire une bonne ambiance au sein des entreprises, pour s’y sentir bien et pleinement intégré ?

… Dans la réalité d’un quotidien prenant, réussir à se rendre davantage disponible et à l’écoute des apprentis ?

… Former différemment pour avoir des jeunes qui savent mieux monter à cheval ?

… Réduire la pénibilité et améliorer la sécurité au travail ?

… Offrir des perspectives de carrière attractives et lisibles au sein de notre filière ?

... Accompagner les cavaliers d’entraînement & lad driver dans les étapes et la construction de leur carrière ?

Chacun est reparti avec des idées… Jean-Bernard Roth, ému par le témoignage d’une cavalière de l’écurie Rouget, a eu des mots forts et dit : « Ce forum est extraordinaire…. Dès demain matin, je vais changer des choses. » Guillaume Hernnberger, directeur emploi et formation en charge de l’Afasec, a quant à lui précisé qu’il s’agissait bien d’un premier forum. D’autres suivront et, dans l’immédiat, chacun va se remettre au travail pour mettre en place les trois actions choisies dans l’après-midi.