Spécial Cheltenham : la saveur des retrouvailles

International / 15.03.2022

Spécial Cheltenham : la saveur des retrouvailles

Par notre envoyé spécial, Christopher Galmiche

Deux ans ! Cela faisait deux ans que j’en rêvais : revenir à Cheltenham. Je me souviens encore de ce vendredi 13 (tiens, tiens) mars 2020. Sur la route du retour du Festival, je me questionnais sur ce huis clos renforcé qui me privait du Prix Troytown (Gr3) d’Ebonite (Khalkevi), le lendemain, à Auteuil.

Deux ans, une pandémie et trois doses de vaccin plus tard, et me revoilà à Cheltenham. Enfin, sur la route en direction de la cité du Gloucestershire. L’actualité est toujours aussi triste et morose, voire même bien plus inquiétante mais, heureusement, il nous reste les chevaux ! En ce lundi 14 mars, pour ce qui est des irlandais – c’est-à-dire les grands favoris du meeting –, ils sont déjà à pied d’œuvre à Cheltenham depuis le samedi, voire le dimanche précédent. Les books les donnent largement gagnants de la Prestbury Cup qui les oppose aux anglais. L’hippodrome de Prestbury Park est si grand qu’il peut abriter en son centre des pistes d’entraînement sur lesquelles les champions se dégourdissent les jambes.

Une fois arrivé chez ma logeuse, Sue Marsh, il est également temps pour moi d’aller faire un galop de chasse jusqu’à l’hippodrome. Ici, rien n’a changé depuis la Covid. Les plots interdisant de se garer devant les maisons des riverains du temple ont fleuri. Heureusement, sinon, ce serait le bazar ! On ne trouve toutefois pas encore les panneaux des habitants, voisins des pistes, proposant de se garer dans leur jardin moyennant 10 £. Le parking officiel n’est guère rempli et l’hippodrome est vide. Cela tranche par rapport à ce qui nous attend dans quelques heures ! Sur l’hippodrome, on trouve de tout : une pharmacie, du tabac, des boissons et des fritures de toutes sortes, des pizzas, des dindes fumées, une boutique de souvenirs évidemment, mais aussi une foule d’exposants. Ainsi, on peut trouver des peintures des grands champions ayant marqué le Festival, des sculptures, des chapeaux, chemises, chaussures, costumes (en tweed évidemment !), la boutique du Racing Post ou encore un stand de l’hippodrome de Punchestown. Avant, entre et après les courses, on ne s’ennuie jamais dans cet antre de l’obstacle !