Spécial Festival de Cheltenham : la foire d’empoigne

International / 16.03.2022

Spécial Festival de Cheltenham : la foire d’empoigne

La foire d’empoigne

Quitter l’hippodrome de Cheltenham à la fin de la réunion n’est pas sans rappeler une course d’obstacles ! A fortiori lorsque pas moins de 68.506 spectateurs ont pris place dans le temple de l’obstacle pour ce coup d’envoi… Un record pour une première journée du Festival qui confirme l’attente énorme du public, avide de retrouver Prestbury Park après la Covid. Une fois quitté la salle de presse, située à côté du rond de présentation, il faut remonter le long des tribunes afin d’atteindre la sortie. Et cette traversée ressemble plutôt au Grand National de Liverpool ! On croise parfois des "tombés" sur le chemin, à savoir des personnes qui ont attaqué la bière à 14 h mais trouvent assurément le temps long à 18 h… D’autres qui chantent et dansent, non sans "biaiser" dans tous les sens. Il y a également ceux qui prolongent la soirée devant les nombreux stands de boissons et de nourriture encore ouverts. Car l’hippodrome de Cheltenham ne ferme pas ses grilles une heure après l’arrivée de la "der" ! En effet, à ce moment de la soirée, plusieurs émissions de télévision qui reviennent sur la journée de courses sont enregistrées. Et le Guinness Village vibre au son des musiques irlandaises. Quant au village des exposants et l'Owner’s and Trainer’s, où les professionnels se retrouvent pour fêter leur victoire ou refaire le monde, ils sont toujours autant bondés ! Dès lors, il est préférable de savoir slalomer pour accéder au parking. Comme au Grand National ! Et gare aux coups de tampon car le public est encore présent en nombre à 18 h 30. Enfin, lorsque vous passez les grilles, vous vous retrouvez devant les écuries et face à un ballet de camions qui ramènent les chevaux au bercail. Une quarantaine de personnes les regarde monter dans les véhicules en espérant apercevoir quelques-unes des stars de la journée. Arrive le moment de la délivrance. Les spectateurs, sur une file longue comme la ligne droite de ParisLongchamp, bifurquent à droite pour prendre les bus qui vont les ramener en ville. Tout va assez vite car il y a un nombre incalculable de bus. C’est le moment de reprendre sa voiture pour tranquillement retourner chez notre hôte, madame Marsh. En temps normal, c’est à cinq minutes de voiture. Festival oblige, c’était plutôt à vingt minutes mardi soir ! Qu’importe, la journée a été so exciting…