TRIBUNE LIBRE : Antoine Parmentier : « L’avenir dépendra de notre capacité à ouvrir nos portes »

Autres informations / 10.03.2022

TRIBUNE LIBRE : Antoine Parmentier : « L’avenir dépendra de notre capacité à ouvrir nos portes »

TRIBUNE LIBRE

Antoine Parmentier : « L’avenir dépendra de notre capacité à ouvrir nos portes »

Par Antoine Parmentier, commissaire de la Fédération Centre-Est et membre du conseil d’administration de la Société des courses d’Aix-les-Bains

« L’avenir des courses et le renouvellement du public des hippodromes doivent mobiliser tous les amateurs et les professionnels. J’ai voulu contribuer à cette cause en organisant une journée découverte à Chantilly en octobre dernier. Les retours ont été tellement positifs que j’encourage chacun à faire de même dans son entourage familial, professionnel ou personnel. Les sourires et la joie qui se lisaient sur les visages ont démontré le potentiel de séduction important de notre sport. L’avenir passera par le partage et l’ouverture, puisse chacun d’entre nous – amateurs, professionnels, bénévoles – en être un vecteur.

À titre d’exemple d’une initiative réussie, j’ai organisé une journée inter-cercles dédiée à la découverte des courses hippiques en octobre dernier à Chantilly. Ainsi, une grosse trentaine de membres des Cercles Interalliée, Travellers et Automobile Club de France ont été reçus par Nicolas Clément. Nous sommes allés sur les pistes du centre d’entraînement. Nous avons ensuite été formidablement bien reçus chez Nicolas Clément en présence de Stéphane Pasquier puis nous avons déjeuné à l’hippodrome un jour de course. La journée a d’ailleurs eu les honneurs de Jour de Galop (édition du 14 octobre, page 10) qui – coïncidence ! – était consacré aux écuries de groupe.

Ce fut une journée formidable pour tous à en juger par les étoiles qui brillaient dans les yeux de certains. Ce fut également une bonne journée pour France Galop puisque cinq parts d’une écurie de groupe ont été vendues aux participants, alors que ce n’était pas du tout l’objectif initial de la journée. Mon interlocuteur chez France Galop pour cet événement, Clément Porcher, a été d’une aide formidable et je souhaiterais le remercier de sa disponibilité. Tous mes remerciements vont également à Nicolas Clément et Stéphane Pasquier, toujours prêts à partager leur passion, ainsi qu’à Thibault de Seyssel qui a fait le lien avec eux.

L’avenir de notre passion dépendra de notre capacité à ouvrir nos portes, faire découvrir les coulisses et partager ce qui nous anime. L’hippodrome doit être un lieu d’amusement, ouvert à tous et surtout à ceux qui n’y connaissent rien (nous souffrons de notre image d’experts et d’un jargon difficile à maîtriser). Déjeuner, dîner, prendre une bière ou un café, s’asseoir, s’abriter en cas de pluie, se réchauffer, discuter doivent y être faciles et abordables. J’étais à Vincennes début janvier pour le Prix de Bourgogne, la 5e course qualificative au Prix d’Amérique, et j’y ai vu des choses intéressantes dont France Galop et ParisLongchamp pourraient s’inspirer : restauration et boissons plus facilement accessibles avec un staff beaucoup plus aimable, speaker et musique entre les courses, lots à gagner sur place, invitations, etc. De nombreuses initiatives prises depuis la réouverture de ParisLongchamp vont bien sûr dans le bon sens mais nous sommes globalement très loin du compte.

J’ai imaginé la création d’un statut d’"ambassadeur des courses" pour mobiliser les amateurs sur l’avenir de leur passion. Les "ambassadeurs des courses" auraient pour mission de :

– initier des novices aux courses de chevaux : journées à l’hippodrome, visite des écuries, des centres d’entraînement, partage sur leurs réseaux sociaux personnels…

Objectif : refaire de l’hippodrome un lieu de vie et d’amusement :

– informer les maisons mères et les sociétés de courses des bonnes expériences et des améliorations possibles. Objectif : apporter un véritable regard extérieur ;

- échanger et être un vivier d’idées pour les sociétés mères et les sociétés de courses pour améliorer "l’expérience hippodrome", "l’expérience jeu", "l’expérience propriétaire"…

Objectif : permettre à l’Institution de s’améliorer.

Il faudra bien sûr que les sociétés mères jouent le jeu et permettent aux ambassadeurs de mener à bien leur mission en fournissant des entrées gratuites, places en tribune, réceptif de qualité, aide administrative, e-mailing, etc. Il faudra aussi que les ambassadeurs se sentent acteurs privilégiés des courses et que les sociétés mères fassent preuve de reconnaissance (entrée permanente aux hippodromes, journée des ambassadeurs comme la journée des bénévoles à Longchamp il y a quelques années…). Pour les ambassadeurs, ce statut doit être l’occasion de dynamiser son propre réseau et de créer de nouvelles amitiés avec d’autres ambassadeurs partageant la même passion. »

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