Les allocations ne peuvent pas être comptabilisées comme de simples charges !

Autres informations / 24.04.2022

Les allocations ne peuvent pas être comptabilisées comme de simples charges !

Les allocations ne peuvent pas être comptabilisées comme de simples charges !

Par Jean d’Indy

« Ceux qui me connaissent savent combien je suis convaincu que les hippodromes de province, tous les hippodromes de nos régions, concourent à la richesse de notre système. Ce fut, et cela reste encore, un moteur de mon militantisme et de mon engagement à l’Association PP mais aussi au sein de France Galop, depuis les mandats de Jean-Luc Lagardère et le début de la décentralisation jusqu’aux mandats d’Édouard de Rothschild. Inutile donc que j’ajoute des arguments que beaucoup partagent et expriment dans la colonne des points positifs au crédit de la province, dans le débat ouvert par Jour de Galop samedi dernier.

Je veux juste préciser qu’il me semble injuste et irréaliste d’ajouter, sur une même ligne, aux charges fixes d’ouverture des hippodromes, aux charges classiques d’entretien des tribunes et des pistes, aux charges de personnels lorsqu’elles existent, le montant des allocations distribuées.

La distribution des allocations est la raison d’être de nos compétitions, la contribution aux acteurs des courses, le carburant qui fait fonctionner l’écosystème. Fermer un hippodrome peut permettre de réduire les autres charges, les frais de fonctionnement, mais ne doit pas permettre de limiter les allocations qui seront alors distribuées ailleurs, sur d’autres hippodromes sur lesquels, en général, on réaffecte les épreuves, voire les réunions entières concernées.

Les économies qu’on imagine ainsi faire avec la fermeture d’un petit champ de courses ne sont pas celles que l’on croit. Elles le sont d’autant moins que les charges sont considérablement limitées par un bénévolat admirable dont on ne souligne jamais assez l’importance. Au nom d’économies en réalité assez faibles, faut-il détruire un ancrage territorial, un réseau de diffusion de la culture "course", un axe de dialogue avec les élus territoriaux, un terreau de naissance de vocations… ? Personnellement, je ne le crois pas. »

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