À la recherche du nouveau Loubeisien

Institution / Ventes / 02.05.2022

À la recherche du nouveau Loubeisien

Loubeisien (Kheleyf), gagnant du Prix Montenica (L) et deuxième du Prix Djebel (Gr3), est l’illustration parfaite du poulain de breeze up Osarus. Élevé par Martial Delaplace au haras des Petits Champs, et présenté par Christophe Pautier à La Teste l’an dernier, il avait été adjugé 35.000 € à Christophe Ferland. Du 100 % français, un pedigree pas des plus commerciaux – même si la mère est une sœur du bon Guajaraz (Rashbah), gagnant du Critérium du Béquet et du Grand Critérium de Bordeaux (Ls) – mais Osarus a su laisser sa chance à ce poulain né le 30 avril, qui a débuté à la fin du mois de juillet de ses 2ans et qui ne cesse, depuis, d’apporter des satisfactions à son entourage, le haras des Sens, Maxime Moczulski et l’écurie Mill Reef.

Le catalogue de l’édition 2022 de la breeze up Osarus propose une bonne soixantaine de 2ans aux profils variés. Emmanuel Viaud, directeur de l’agence, nous a dit : « Notre breeze up, la première de l’année en France, est désormais bien installée dans le paysage européen. La plupart des poulains viennent de France, même si plusieurs présentateurs irlandais, qui avaient bien vendu ici l’an dernier, sont revenus avec plaisir cette année. La grande majorité des chevaux présentés ne sont pas passés en vente yearlings. Les breezes ne sont pas chronométrés, ce qui n’empêche pas, bien au contraire, d’y trouver de vrais chevaux de course, comme Loubeisien, mais aussi Bobbymurphy ou Antolya, qui vient de gagner sa Classe 2 à La Teste, et même des bons chevaux d’obstacle comme Santo Domingo, qui vient de gagner à Auteuil, ou Capivari, qui est lauréat de Gr1 sur les haies d’Auteuil ! On laisse leur chance à tous les 2ans, s’ils sont préparés de manière professionnelle, et nous savons que nous sommes capables de trouver la clientèle pour bien les valoriser. Cette année, nous attendons des acheteurs en provenance d’Angleterre, d’Espagne, et bien sûr de France. Sachant que les personnes intéressées mais qui ne peuvent pas se déplacer à La Teste ont la possibilité d’enchérir en ligne, après avoir demandé un agrément, très simplement en envoyant un mail à compta@osarus.com. » Osarus a aussi prouvé être capable d’attirer la clientèle pour des poulains de tout premier plan. On se rappelle que l’an passé, Nicolas de Balanda s’était fait adjuger pour 200.000 € un fils de Wootton Bassett présenté par l’écurie Prévost-Baratte, alors que l’écurie de la Dentelle avait vendu pour 90.000 €, à Yohea (Anne-Sophie Yoh), un mâle de Kodiac.  

Des wild cards qui claquent. Le catalogue s’est enrichi ces dernières semaines de plusieurs wild cards particulièrement attractives. Parmi elles, on peut citer un fils de Le Havre frère de la multiple gagnante de Groupe Elysea’s World (Champs Élysées), ou encore un mâle d’Equiano, propre frère d’Equilateral, lauréat du Meydan Sprint (Gr2), et issu d’une belle souche Juddmonte, celle à qui l’on doit notamment Cityscape ou Bated Breath. « Ces wild cards sont de nature à faire se déplacer des acheteurs qui ne seraient peut-être pas venus sans elles, mais qui peuvent aussi avoir le coup de cœur pour d’autres poulains. Cela rejaillit favorablement sur le marché en général. » S’adosse à la breeze up une section de chevaux à l’entraînement composée de quatre lots. C’était déjà le cas l’an dernier et 100 % des lots avaient été vendus. Osarus compte sur la synergie entre les deux sections pour bien valoriser de nouveau ces chevaux à l’entraînement.

Pour tous les goûts. Les profils des vendeurs sont aussi très variés. Les Français sont majoritaires et viennent aussi bien de Normandie (Philip Prévost-Baratte, le haras de Saint-Arnoult, Adrien Gadeyne, Pascal Beyer, Jennifer Pardanaud) que du Sud-Ouest (Yann Creff, Jean-Noël Sousa). « Nous avons aussi chaque année de nouveaux visages, et nous sommes ravis d’accueillir cette année Éric Ventrou, qui présente ses deux premiers 2ans aux breeze up. Il a un parcours très riche en France comme en Angleterre et dans les pays du Golfe, et c’est toujours réjouissant de voir des Français se lancer dans ce secteur avec une vraie expertise des jeunes chevaux. » Une quinzaine de poulains arrivent d’Irlande, de vendeurs bien établis, comme John Bourke de Hyde Park Stud – l’homme de Cachet ! –, Micky Cleere, ou encore Marcelo Lopez. Avec des 2ans venant d’horizons si différents, les breezes ne sont pas forcément très homogènes. En venant à La Teste, on ne cherche pas forcément un poulain qui a explosé le "chrono". Plutôt un poulain que l’on n’a pas poussé au-delà de ses limites, et qui deviendra un vrai cheval de course. Un Loubeisien, en somme !

 

× Votre téléchargement est bien en cours. S’il ne se complète pas, cliquez ici.