Le mot de la fin : mauvaise réputation

Le Mot de la Fin / 05.05.2022

Le mot de la fin : mauvaise réputation

Avec son livre Our Honest Charlie Wood, Josephine Carr propose une plongée dans les courses de l’ère victorienne. Elle emprunte une langue accessible (pas besoin d’être bilingue) pour raconter l’histoire de Charles Wood. Grand rival du mythique Fred Archer, ce jockey de légende s’est retrouvé au sommet du turf anglais après le suicide de son adversaire. Issu des couches les plus modestes de la société anglaise, Charlie Wood s’est hissé à la force de son talent au sommet du galop anglais. Outre-Manche, à la fin du XIXe siècle, le galop régnait en maître et la Chambre des communes cessait son activité le jour du Derby d’Epsom ! Charlie Wood était même sollicité par le prince de Galles pour ses conseils de jeu… Oui, mais voilà, sa réussite et les fortunes que les jockeys amassaient (en pariant) ont commencé à porter ombrages aux aristocrates qui dominaient alors le pays sur le plan hippique… et politique. Malgré le soutien de grands noms du galop anglais, Charlie Wood a perdu sa licence et son droit de monter en course pendant une décennie. Le motif ? On lui reprochait d’avoir fait le tour, et pour étayer cette accusassion, ses opposants ont avancé qu’il avait "mauvaise réputation" ! À plusieurs reprises, pendant ce procès retentissant, ses adversaires avancèrent aussi le fait que les classes populaires n’avaient plus la notion du rang qui leur était réservé lorsqu’elles commençaient à gagner de l’argent. Après dix ans de traversée du désert, Charles Wood est revenu en piste à la quarantaine. Et il a gagné la Triple couronne avec Galtee More en 1897. Un ultime coup d’éclat et une grande revanche face à ceux qui ont essayé de l’enterrer…

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