Prix Sagan (Gr3, haies) : La première olympiade de Villa Rica

Courses / 21.05.2022

Prix Sagan (Gr3, haies) : La première olympiade de Villa Rica

Prix Sagan (Gr3, haies)

La première olympiade de Villa Rica

1re VILLA RICA

2e ANGELA DU BERLAIS

3e DIXON COVE

Il y avait de la joie dans l’entourage de Villa Rica (Cokoriko), gagnante du Prix Sagan (Gr3). La pouliche a fait plaisir à ses propriétaires : Pierre et Hugo Pilarski, mais aussi Thierry Cyprès, son éleveur visiblement très ému, en association avec ses fils, et Renaud Lavillenie, champion olympique et désormais gagnant de Groupe ! Villa Rica prend, avec ce succès, le leadership chez les pouliches de 3ans sur les haies.

La course a été rythmée sous l’impulsion de Just a Princess (Ivanhowe), assez bouillante. Et cela a servi Villa Rica qui ne manque pas de tenue. Froide, la future lauréate a patienté en seconde partie de peloton, voire à l’arrière-garde, étant quelque peu débordée au début de la ligne d’en face puis dans le tournant final. Mais elle s’est reprise en sortant du tournant, ce qui lui a permis d’arriver en tête sur l’avant-dernière haie. Entre les deux derniers obstacles, elle a pu aller chercher l’appui du rail extérieur et, sur le plat, Villa Rica est bien repartie. Elle s’impose aisément de sept longueurs devant Angela du Berlais (Great Pretender), toujours vue en bon rang. Dixon Cove (Earl of Tinsdal) se classe troisième, à quatre longueurs, conservant une courte encolure sur Rose Secrète (Agent Secret).

Villa Rica s’offre un premier Groupe… et une première victoire

Villa Rica comptait trois sorties mais elle ne s’était pas encore imposée. La pensionnaire de Guillaume Macaire et Hector de Lageneste avait couru proprement, notamment en s’adjugeant une troisième place dans le Prix Girofla (L). L’allongement de la distance a été un vrai plus, comme nous l’a confirmé Guillaume Macaire : « Les choses se sont bien enchaînées. J’étais confiant, je pensais qu’elle avait une chance de s’imposer aujourd’hui : elle est froide et l’allongement de la distance lui a plu. Elle n’est pas du tout comme son frère Polirico (Cokoriko), elle est froide. Elle va suivre la filière des femelles à l’automne. »

Pierre Pilarski nous a dit : « Guillaume Macaire m’avait dit non pas d’être patient, car il faut être patient dans les courses, mais confiant ! Il nous avait assuré que l’allongement de la distance jouerait en sa faveur. La pouliche avait aussi pour elle son expérience. Je suis ravi : on ne se lasse pas des victoires et, aujourd’hui, tout le monde est là pour ce beau week-end. Il y a Renaud [Lavillenie, ndlr], mais aussi Thierry Cyprès, son éleveur, et il faut mettre le travail des éleveurs en avant. Pour Renaud, c’est une première victoire de Groupe : je vais lui laisser le trophée ! » Chose dite, chose faite !

Un Renaud Lavillenie aux anges

Renaud Lavillenie était ravi de cette victoire. Il a partagé son enthousiasme avec tout le public présent et a répondu à nos questions.

Jour de Galop. - Quel est votre état d’esprit suite à ce premier succès de Groupe ?

Renaud Lavillenie. - C’est une belle surprise : je ne m’attendais pas forcément à ce que l’on gagne même si nous étions confiants sur le fait qu’elle allait bien courir. Je suis ravi ! J’avais obtenu ma première victoire à Auteuil, au mois d’avril, avec Idée Neuve (Diamond Boy) et, à ce moment-là, j’étais en stage de préparation en Californie. Je m’étais réveillé mon téléphone rempli de messages et d’appels en absence… j’avais compris qu’il avait dû se passer quelque chose (rires) ! Je suis ravi d’être là aujourd’hui, avec tout le monde : Jules [Cyprès, ndlr] m’a expliqué l’importance de ce week-end dans les courses d’obstacles. Et l’importance de cette épreuve pour la pouliche : nous espérions pouvoir être au départ, dans un premier temps, et bien courir. Mais de là à déjà remporter un Groupe, je ne m’y attendais pas. Nous savions que l’allongement de la distance allait lui plaire et elle nous avait montré de la qualité.

Vous avez l’habitude des victoires… Que ressent-on en gagnant "de l’autre côté de la barrière" ?

C’est beaucoup d’émotion de vivre cela, avec ma famille qui est présente, avec la famille Cyprès et avec Pierre Pilarski ! Et je ne suis pas tout seul à chavirer de bonheur ce qui est encore plus beau. C’est là toute la beauté des courses. J’étais déjà venu à Auteuil l’an dernier, pour le grand week-end des 48 h de l’obstacle, mais je n’avais aucun partant. C’est de l’émotion. Quand on est acteur, on prend moins la pression : quand je suis sur la piste d’athlétisme, je sais ce qu’il va se passer, ce que j’ai à faire, comme le jockey qui se met dans sa bulle. Là, le travail a été fait et c’est assez excitant comme sensation. Le jockey a reçu les consignes, à lui de s’adapter en course. Je suis très heureux : nous sommes vraiment impliqués avec les chevaux. Je reçois régulièrement des nouvelles et je suis tout cela avec attention.

Comment analysez-vous vos premiers pas en tant que propriétaire ?

C’est ma troisième victoire en vingt partants. Tous de jeunes éléments, donc cela n’est pas si mal ! Après tout, ma première course n’a eu lieu que l’été dernier avec Idée Neuve. Elle était deuxième, pas forcément très heureuse. Je ne vais pas me plaindre de mes résultats et je suis certain que d’autres "bons » chez les jeunes chevaux vont se révéler. Aujourd’hui, je crois que je n’étais pas prêt émotionnellement (rires), c’est vraiment très enthousiasmant !

Le premier Groupe du week-end pour Johnny Charron

Johnny Charron décroche le premier Groupe du week-end du Grand Steeple-Chase de Paris, lui qui sera en selle dimanche sur Sel Jem (Masked Marvel), favori de l’épreuve. Le jockey a commenté au micro d’Equidia : « Elle a progressé à chacune de ses courses. Elle m’étonne aujourd’hui car elle a vraiment bien accéléré. Elle connaît les lieux et c’est sûrement ce qui lui a permis de gagner aujourd’hui. Elle était sûre de ses appels. Le matin, elle me plaisait. Elle était vaillante, contente de travailler. Je ne vais pas dire que j’étais sûr de mon coup mais j’étais confiant. Je suis resté sur la touche quelques jours et je vous jure que j’ai les crocs ! J’ai vu mes chevaux gagner, et être devant ma télé à ne rien faire, ça m’a mis hors de moi. Voilà, d’entrée un gagnant ! La pouliche est un peu suiveuse le matin, elle ne cherche même pas à tirer. Mais, quand vous la mettez à son travail, elle est capable de réaliser ce qu’elle a fait aujourd’hui. Elle est issue d’une bonne souche : c’est la sœur de Polirico et est issue de l’élevage Cyprès : elle avait tout pour gagner cette course-là. »

Angela du Berlais, mention bien

Angela du Berlais se présentait avec peu d’expérience puisqu’elle n’avait couru qu’une fois, prenant la quatrième place du Prix Wild Monarch (L). Elle court en progrès samedi, sous les yeux de la famille de Magalen Bryant qui a respecté la tradition avec les chapeaux rouges… Richard Powell, racing manager de la famille Bryant, nous a dit : « Angela du Berlais prouve qu’elle a énormément progressé depuis sa quatrième place dans le Wild Monarch. La pouliche était vraiment très belle et devrait encore évoluer. Elle peut se montrer un peu tendue mais, au fil de ses courses, elle va se détendre. »

Dixon Cove donne rendez-vous à l’automne

Troisième du Prix Auricula (Inédites) pour ses débuts, Dixon Cove venait de battre Villa Rica dans le Prix Champoreau (Classe 1). Elle ne démérite pas samedi mais la gagnante était nettement au-dessus dans le Sagan. Camille Peltier, qui l’entraîne avec son père Philippe, nous a dit : « Dixon Cove était un peu froide aujourd’hui. Elle a répété ce qu’elle avait fait précédemment. Elle a encore bien fini. Elle va aller en vacances et nous la garderons pour l’automne. Nous savons que nous avons une bonne pouliche. Elle ne souffle même pas. Elle aura peut-être une paire d’australiennes à l’automne. »

PEDIGREE WEATHERBYS

https://www.jourdegalop.com/Media/Jdg/Documents/Docutheque/2022/PEDIGREE-VILLA-RICA-SAGAN.pdf

La sœur de Polirico

Élevée par Thierry Cyprès, Villa Rica est une fille de Cokoriko, l’étalon de Cercy dont elle est le 20e black type, et de Polimère (Poliglote). Elle est donc la propre sœur de Polirico (Cokoriko), gagnant des Prix Congress, La Barka (Grs2), Juigné et Général de Saint-Didier (Grs3), mais aussi deuxième du Prix Alain du Breil (Gr1). La mère a gagné deux courses en plat. Elle a aussi donné Polisud (Lord du Sud), vainqueur de trois courses sur les obstacles de Pau et de Compiègne et troisième du Prix Marquise de Moratalla-The Fellow (Gr3), Villa Navarre (Saint des Saints), lauréate de deux courses sur les haies de Clairefontaine et de Strasbourg, et Villa Florentine (Jeu St Éloi), gagnante sur le steeple lyonnais. Polimère a un 2ans, Polirikito (Cokoriko), et une yearling, Villa Louise (Cokoriko). Elle est retournée à la saillie de Cokoriko en 2021.

Polimère est une sœur de Kadance Blue (Anabaa Blue), troisième du Prix Yacowlef (L). La troisième mère est Kadance Ville (Fabulous Dancer), lauréate du Prix André Baboin (Gr3, à l’époque) avant de produire Guest Ville (Highest Honor), deuxième du Prix Noailles (Gr2). Il s’agit de la famille d’Arkalon (Tiger Groom), lauréat du Premio Giulio Berlingieri Hurdle (Gr2) et de la Corsa Siepi dei 4 Anni Hurdle (Gr2), mais aussi d’Azura du Kalon (Tiger Groom), lauréate du Prix Bournosienne (Gr3, à l’époque).

Garde Royale

Robin des Champs

Relayeuse

Cokoriko

Nikos

Cardounika

Cardoudalle

VILLA RICA (F3)

Sadler’s Wells

Poliglote

Alexandrie

Polimère

Bering

Kadance Ring

Kadance Ville

× Votre téléchargement est bien en cours. S’il ne se complète pas, cliquez ici.