Barry Irwin : « Si Nadette gagne, ce serait quelque chose d’énorme ! »

Courses / 13.06.2022

Barry Irwin : « Si Nadette gagne, ce serait quelque chose d’énorme ! »

Barry Irwin : « Si Nadette gagne, ce serait quelque chose d’énorme ! »

Le Team Valor a remporté certaines des plus grandes courses du monde et plusieurs classiques. Mais une victoire dans le Diane aurait une signification très particulière comme nous l’a expliqué Barry Irwin, le manager de ce syndicat international.

Par Adrien Cugnasse

« Sur la base des comptes rendus et des vidéos envoyées par Romain, je pense que la pouliche a continué à s’améliorer physiquement. J’ai donc bon espoir qu’elle progresse aussi sur le plan sportif et qu’elle soit compétitive dans le Diane. Une victoire dans cette épreuve représenterait un premier succès classique pour notre casaque en France, en Grande-Bretagne ou même en Irlande. Si Nadette gagne, ce serait donc quelque chose d’énorme ! Lorsque nous l’avons achetée, je pensais qu’elle était une jument de 1.600m : elle est construite comme cela et avait couru ainsi. Mais j’avais l’espoir qu’elle se développe pour devenir une pouliche de Diane. Pour être tout à fait honnête, elle a dépassé mes attentes en remportant le Prix Finlande (L). Il est de plus en plus difficile d’acheter des chevaux à l’entraînement en France comme partout ailleurs dans le monde. De plus en plus de propriétaires fortunés sont actifs et il y a de moins en moins de chevaux achetables. Les vendeurs vivent une époque bénie. Mais les temps sont plus difficiles quand vous êtes acheteur… »

Marco Saviozzi : « On a des chevaux pour vivre ces moments-là »

Fondateur de la société de courtage GMG, il a été le premier propriétaire de Nadette. Marco Saviozzi en a conservé 20 % et il nous a expliqué pourquoi il vit un rêve éveillé avec cette pouliche.

« Mon grand-père était un turfiste passionné. Mon rêve d’enfant, c’était d’être jockey, mais j’étais trop grand ! Il m’a fait découvrir tous les hippodromes parisiens, mais aussi Dax et Biarritz. Je n’ai pas hérité de sa passion du jeu, mais de celle des courses. Et je me suis toujours dit que, si un jour j’en avais les moyens, j’aurais des galopeurs. Mon grand-père était un fan de Bernard Secly et j’ai eu jusqu’à neuf chevaux chez lui, notamment des sauteurs. Mon premier cheval, Beersheba (Shining Steel) m’a offert trois succès, dont le Prix de la Martinique à Maisons-Laffitte. Lors de sa première victoire, Cash Asmussen m’avait dit de le vendre aux États-Unis mais je n’ai pas voulu… Je n’ai pas refait la même erreur avec Nadette. Lorsque je suis parti vivre à Dubaï, j’ai fait une pause. Voir les chevaux à la télévision, ce n’est pas ce qui me plaît. J’aime aller à l’entraînement. Bien que vivant aux Émirats, j’ai désormais très souvent l’occasion de venir en France. Il y a deux ans, j’ai relancé ma casaque. »

Un espoir classique pour 17.000 €

« Romain Le Dren Doleuze, que j’ai connu par l’intermédiaire de son frère, m’a signalé l’année dernière une pouliche intéressante et je lui ai donné un mandat pour l’acheter. Elle n’a couté que 17.000 € et c’était Nadette. Nous lui avons donné le nom de ma mère. Tous mes chevaux sont nommés comme l’un des membres de ma famille. Elle a débuté au mois d’août à Deauville et nous avons fait la surprise à ma mère. Quelques jours plus tard, nous avons reçu une offre du Team Valor. J’en ai gardé 20 %. Son entraîneur s’en est particulièrement bien occupé depuis le départ. Sa victoire de Listed a validé sa place au départ du Diane. C’est le rêve de tout petit propriétaire. Ne serait-ce que courir une telle épreuve, c’est quelque chose de très spécial. Romain Le Dren Doleuze est un vrai professionnel. Un grand passionné aussi. J’ai des chevaux chez lui et chez Andreas Schutz. Tout se passe en confiance avec lui et Team Valor, un syndicat dont on connaît l’histoire et la réussite. »

La passion du sport

« Quand on touche une pouliche comme Nadette on oublie tout l’argent investi pendant des années, toutes les frustrations… On a des chevaux pour vivre ces moments-là. Nous suivons la météo tous les jours ! Je suis en train de monter un fonds à Dubaï pour acheter des chevaux et les faire courir avec des amis. Je leur explique bien sûr qu’il est rare de tomber sur une Nadette. Les courses, c’est un évènement que l’on vit dans le partage, en famille et avec les amis. Il y a une excitation à nulle autre pareille. Peu de choses sont comparables avec… Je suis un grand fan de sport. Je sponsorise des joueurs de golf. Je reviens de Bakou, où il y avait un Grand Prix de Formule 1. Depuis ce week-end, nous faisons désormais partie des sponsors de l’écurie AlphaTauri. N’étant pas propriétaire de la voiture, l’excitation est moindre qu’un galop ! Mais comme avec les courses, c’est une manière d’inviter des clients sur des évènements. Certains de mes clients londoniens viendront d’ailleurs voir Nadette courir à Chantilly. Je fais confiance à l’expérience du Team Valor et de Romain Le Dren Doleuze pour la suite de sa carrière. »

 

Photo 2 - Marco Saviozzi CRÉDIT arabianbusiness.com