Charlotte Prichard : « Quand j’étais amateur, jamais je n’aurais pensé remporter un Gr1 »

Courses / 20.06.2022

Charlotte Prichard : « Quand j’étais amateur, jamais je n’aurais pensé remporter un Gr1 »

Samedi, alors qu’elle montait pour la première fois à Merano, Charlotte Prichard a remporté son premier Gr1 dans la Gran Corsa Siepi d’Italia avec le "FR" Skins Rock. Le jockey a également remporté le Criterium di Primavera (Gr2) avec Machinos.

Par Salomé Lellouche

Jour de Galop. - Pouvez-vous revenir sur vos victoires avec Skins Rock dans la Gran Corsa Siepi d’Italia et avec Machinos dans le Criterium di Primavera ?

Charlotte Prichard. - La Gran Corsa Siepi d’Italia a été assez rythmée donc je n’ai pas essayé de suivre l’animateur. Skins Rock (Skins Game) est un cheval que je montais en France. J’ai trouvé qu’il avait très bien sauté, exactement comme le font les chevaux formés par Guillaume Macaire et Hector de Lageneste. Ensuite, le cheval de tête est tombé et c’était assez simple pour finir : le chemin était libre. Concernant la course de Machinos (Penny’s Picnic), il y avait deux non-partants donc nous étions peu nombreux. Le cheval vient de gagner ses trois courses en obstacle et était le favori. Il a pu faire parler sa classe de plat. Nous sommes allés devant et je crois que c’était la première fois de sa vie qu’il sautait en tête. Machinos était regardant, mais il a une bonne technique donc cela a été. C’est un bon cheval pour Merano.

Qu’est-ce que cela vous fait de remporter votre premier Gr1 ?

C’est vraiment incroyable. En plus, c’était la première fois que j’y montais. Quand j’étais amateur, jamais je n’aurais pensé remporter un Gr1 !

Comment avez vous eu les montes pour Zdenek Semenka ?

C’est grâce à l’agent Stéphane Delhommeau que j’ai décroché ces montes. Nous ne travaillons pas ensemble, mais il a quand même pensé à moi. Et comme c’était de belles chances, j’ai tout de suite accepté. De plus, j’étais en vacances en Italie la semaine dernière donc ce n’était pas loin !

Depuis quand avez-vous rejoint l’équipe de François Nicolle ?

À vrai dire, je suis passée en freelance cet hiver et je saute les chevaux pour François Nicolle depuis mi-février. Chez lui, je monte moins fréquemment mais tous les chevaux que je monte sont de qualité. J’espère d’ailleurs que cela va continuer. Chez François Nicolle, il y a une bonne ambiance. La façon de travailler les chevaux est différente de celle de Guillaume Macaire.

Pourquoi avoir quitté Hector de Lageneste et Guillaume Macaire après le meeting de Pau ?

J’étais là-bas depuis six ans et j’étais trop habituée à ce que je faisais. Arriver chez François Nicolle m’a permis d’évoluer et de sortir de ma zone de confort. J’ai appris beaucoup de choses au contact de Guillaume Macaire. Il m’a mise en confiance dès mon arrivée alors que, quand j’étais amateur, je ne montais pas beaucoup et à part en point to point, je n’avais jamais gagné.

Quels sont vos objectifs pour cette année ?

Gagner un Gr1 et un Gr2 le même jour est déjà super. Je veux pouvoir monter les plus belles courses et gagner des épreuves black types. Cela n’est pas encore arrivé en France mais le fait de l’avoir fait ailleurs va peut-être m’apporter de nouvelles opportunités ici. En France, les Cravaches d’or sont toujours un objectif mais monter des chevaux de qualité est le plus important pour moi. Au classement de la Cravache d’or, je suis juste derrière Nathalie Desoutter, qui est une véritable amie. Il n’y a que de la bonne compétition entre nous.