Larissa Kneip n’est plus

Courses / 01.06.2022

Larissa Kneip n’est plus

À la tête du haras de Saint Arnoult, dans l’Orne, Larissa Kneip s’est éteinte mardi soir sur son lieu de travail. Elle avait 51 ans.

Personnalité unanimement appréciée dans le monde des courses, cette Luxembourgeoise au grand cœur va laisser un grand vide. Polyglotte, dotée d’un enthousiasme débordant, d’un vrai talent pour entreprendre, elle n’a malheureusement pas été épargnée par les difficultés personnelles tout au long de son existence. Sandrine Grevet, son ancienne compagne, nous a confié mercredi : « Larissa était une personne courageuse, avec un grand cœur et beaucoup d’énergie. Elle avait le sens des affaires mais aussi celui de la fête. Rien ne lui faisait peur, c’était une fonceuse. Dans sa première vie, elle a fait carrière dans l’audiovisuel et le marketing, travaillant notamment à la production de films d’entreprises. Son contrat pour Bombardier l’avait emmenée jusqu’en Chine. Elle parlait plus de sept langues et était connue partout en Europe, voyageant beaucoup. La passion des chevaux était plus forte et elle a donc fait le choix d’en faire sa vie à partir de 2008. Grâce à son énergie, elle a bâti un haras de plus de 250 hectares. Elle avait beaucoup d’amis dans les courses et autour d’elle, une clientèle internationale avait investi le haras. »

Multiples casquettes, la passion du cheval en dénominateur commun

Issue de l’univers des sports équestres, Larissa Kneip a trouvé dans le galop le terreau idéal pour la pleine expression de sa passion du cheval. Pendant des années, elle a cumulé les fonctions de préparateur aux breeze up, d’entraîneur, de débourreur pré-entraîneur, de vendeur de yearlings, d’étalonnier et d’éleveur. En tant qu’entraîneur, elle a remporté une trentaine de courses et a présenté une pouliche dans le Prix Saint-Alary (Gr1) en 2019. Durant sa carrière d’étalonnier, elle a géré celles de nombreux sires. Actuellement, le haras de Saint Arnoult accueille Elarqam (Frankel), Yafta (Dark Angel), MkFancy (Makfi), Seabhac (Scat Daddy), Sommerabend (Shamardal) et Stormy River (Verglas).

En 2018, Jackfinbar (Whipper), gagnant du Prix de Lutèce (Gr3), fut le premier produit de son élevage à remporter un Groupe en plat. Sa mère, la bonne Anna Simona (Slip Anchor), lui a aussi donné Anna Magnolia (Makfi), gagnant de Listed et deuxième du Großer Preis des Gestüts Ammerland (Gr3). En 2020, Fantastic Spirit (Charm Spirit), le 15e black type élevé à Saint Arnoult, fut le premier élève du haras au départ d’un classique (le Prix du Jockey Club). Cabaleiro (Literato) a reporté les 2.000 Guinées suisses, alors que Mascha (Le Havre) s’était classée deuxième du Prix de Psyché (Gr3) et Junius Brutus (Cockney Rebel) deuxième des Sirenia Stakes (Gr3). Sur les obstacles, Sancta Simona (Saddex) a remporté un Gr3 sur les haies d’Irlande avant de se classer deuxième du Future Champions Novice Hurdle (Gr1). Ivan Grozny (Turtle Bowl) a gagné trois Groupes dont l’Istabraq Hurdle (Gr2).

À toute sa famille, à son équipe à ses proches, la rédaction de Jour de Galop adresse ses condoléances émues.