Le mot de la fin : Milord l’Arsouille

Le Mot de la Fin / 07.06.2022

Le mot de la fin : Milord l’Arsouille

Mardi, à Dieppe, se courait le Prix Milord l’Arsouille (maiden), dont l’un des favoris était un certain… Milord l’Arsouille (Olympic Glory), un représentant de l’écurie Cehel et Xavier Moyer, entraîné par Rodolphe Collet, qui nous a expliqué : « N’allez pas croire que je visais cette course ! (rires). Bien sûr, cela nous a beaucoup amusés d’y engager le cheval, mais c’est le programme qui veut ça. Si on l’a fait, c’est qu’il s’agit d’un maiden, sur une longue distance (3.000m), dans un terrain souple qu’il apprécie et face à un lot où il a un bon rôle à tenir. Face à des chevaux en 40 de valeur, il n’aurait jamais pris part à la course… Avec Christophe Leblond (écurie Cehel), nous cherchons toujours des noms en "ouille" pour les chevaux : Max La Fripouille, Chacha Touille, Mat La Fristouille. Et lorsque nous l’avons nommé Milord l’Arsouille, c’est davantage la référence au côté "canaille", "festif", qui nous intéressait. » Et donc pas forcément de rendre hommage à Lord Henry Seymour (1806-1859), lequel, en 1833, en compagnie de quelques amis, fonda la Société d’encouragement, et qui, grâce à Franck (1836), Lydia (1837) et Vendredi (1838), remporta les trois premières éditions du Prix du Jockey Club. S’il est le père des pères du turf français, Lord Henry Seymour est avant tout un personnage hors normes, d’une popularité si extraordinaire qu’une légende, en raison de ses frasques de jeunesse, se crée même autour de son nom et on l’appellera familièrement… Milord l’Arsouille, l’assimilant inexactement au vrai Milord l’Arsouille, Charles de La Battut (1806-1835), un jeune Parisien fortuné incarnant à lui seul l’aristocratie qui venait se dévergonder les jours de fête.…