« Le plus important, c’est ce qu’il se passe sur la piste » : Matthieu Baumgartner

Courses / 17.06.2022

« Le plus important, c’est ce qu’il se passe sur la piste » : Matthieu Baumgartner

« Le plus important, c’est ce qu’il se passe sur la piste »

Matthieu Baumgartner

Dimanche, le Prix de Diane Longines retrouvera son public, après une édition à huis clos en 2020 et avec jauge (et masques) en 2021. L’an dernier, Longines fêtait le dixième anniversaire de son association avec le Diane. Matthieu Baumgartner, vice-président marketing de Longines, nous a parlé de la place particulière du classique et de Chantilly pour la marque horlogère suisse.

Par Anne-Louise Echevin

Jour de Galop. - Après deux ans marqués par le Covid, que nous réserve le Prix de Diane Longines 2022 ?

Matthieu Baumgartner. - Nous aurons le plaisir de retrouver les éléments qui font du Prix de Diane Longines une journée exceptionnelle, comme bien entendu le concours d’élégance. Il n’y aura pas d’égérie Longines mais nous aurons de nombreux invités internationaux. Le Prix de Diane et son week-end est un week-end très demandé de leur part ! Il y a la journée aux courses, bien entendu, mais nous profitons du cadre magnifique de Chantilly avec notamment une visite du château et des grandes écuries le samedi. Avec France Galop, nous avons effectué quelques changements au niveau des réceptifs, pour qu’ils aient lieu au plus près du poteau d’arrivée : le Diane est une journée d’élégance, mais aussi et surtout une grande journée de courses et nous souhaitons que nos invités puissent les vivre intensément. Des visites des écuries seront aussi possibles. En discutant avec nos invités, nous avons réalisé à quel point il y a une vraie excitation à l’idée de retrouver le Diane, avec des contraintes sanitaires beaucoup moins importantes. Pour le grand public, il y aura beaucoup d’animations et aussi le célèbre pique-nique, confié à une jeune cheffe, Justine Piluso, qui a une vision très inventive. Nous avons toujours hâte d’ouvrir la fameuse boîte à chapeau !

Le Covid a obligé le secteur de l’événementiel à faire preuve d’inventivité pour faire vivre les événements à distance. Longines va-t-elle garder quelques-unes de ses idées ?

Nous avons beaucoup travaillé avec France Galop pour trouver des manières différentes de faire vivre l’événement. Nous savons que nous pouvons le faire à distance, notamment via les réseaux sociaux et Instagram en particulier. Nous avons un dispositif plus important sur les réseaux sociaux dans l’idée de partager avec ceux qui ne peuvent pas venir… et leur donner envie de venir dans le futur !

Longines est très attachée aux courses mais aussi aux sports équestres, l’un des rares sports mixtes. C’est un élément important pour vous ?

Oui ! Longines est une marque avec une clientèle vraiment mixte, à quasiment 50/50 d’hommes et de femmes… Et nous avons des collections unisexes. Nous pouvons voir des femmes avec des montres plus connotées "masculines" comme des chronographes et des hommes avec des montres plus fines. Cette année, la montre du Prix de Diane est la Grande Classique Longines qui s’adresse aux hommes et aux femmes. Avec le monde du cheval et des courses, nous partageons les valeurs d’élégance. On le voit cette semaine aussi avec Royal Ascot.

Royal Ascot est l’élégance et la tradition à l’anglaise, le Diane l’élégance et l’art de vivre à la française. Nous avons l’impression que le Diane reste un moment particulier pour Longines. Est-ce vraiment le cas ?

Oui. Longines fête son 190e anniversaire cette année. Le Diane, quant à lui, est né en 1843 d’un défi entre gentlemen. À une décennie d’écart, les deux ont vu le jour. Longines a de nombreux partenariats avec les grandes courses internationales mais il est vrai que le Diane a une place particulière : la course, mais aussi le cadre de l’hippodrome de Chantilly et de sa région, et tous les éléments d’élégance et d’art de vivre comme le pique-nique. Le plus important, c’est ce qu’il se passe sur la piste mais tous les éléments qui gravitent autour rendent cette date vraiment particulière. Et nous sommes très attachés aussi, lors de la réunion, au Prix de la Reine Marie-Amélie Longines, une course Fegentri pour les cavalières : elle témoigne de notre attachement à la féminité, de notre contribution au sport.

Au plus haut niveau, les femmes sont minoritaires dans les pelotons, voire absentes. La présence de Hollie Doyle, avec une première chance, dans le Diane est certainement une bonne nouvelle pour Longines.

Nous nous réjouissons d’avoir Hollie Doyle au départ ! Et sa présence montre que les choses évoluent dans le monde des courses. Nous sommes très heureux à l’idée de pouvoir la suivre lors de cette journée.

Au-delà du Diane, Longines est aussi associée aux Prix de l’Opéra et de l’Abbaye de Longchamp lors du week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe…

Cela s’inscrit dans notre partenariat avec France Galop, qui inclut aussi ParisLongchamp. L’Arc a été nommé cinq fois meilleure course du monde dans le cadre des Longines Awards et nous sommes ravis d’être associés au week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe et à ces deux courses. J’étais à ParisLongchamp l’an dernier et j’ai été impressionné par cet hippodrome qui est sensationnel. C’est un écrin magnifique, des tribunes splendides avec cette vue sur la tour Eiffel. Chantilly a beaucoup de charme et est unique, avec beaucoup d’histoire et de tradition, ce que l’on retrouve aussi à Churchill Downs, par exemple. ParisLongchamp, c’est encore autre chose… Et nous sommes aussi associés à de grands hippodromes urbains, comme ceux de Hongkong par exemple.

Est-ce important pour Longines d’être aussi associée à de jeunes courses hippiques, comme la réunion de la Saudi Cup ?

Je crois que Longines a développé, en une dizaine d’années, une présence forte et déterminante dans le monde des courses et que nous avons réussi à installer notre marque comme partenaire incontournable des grands Gsr1 – États-Unis, Australie, Hongkong, Japon ou Europe – et également pour de nouveaux événements comme la Saudi Cup. Longines veut une approche dynamique et nous savons développer de nouveaux marchés. Cela fait partie des croisements stratégiques entre le monde des courses et le déploiement de la marque dans de nouveaux pays.