Prix Frascati (Haies) : Speed Émile, en poulain professionnel

Courses / 28.06.2022

Prix Frascati (Haies) : Speed Émile, en poulain professionnel

Auteuil, mardi

Trois sur trois ! On ne peut vraiment rien reprocher à Speed Émile (Estejo). Le poulain de Jacques Bisson, Palmyr Racing, Anne-Sophie et Daniel Allard et Franck Van Haaren avait gagné pour ses débuts sur les haies de Nîmes grâce à un joli changement de vitesse. À Compiègne, Speed Émile avait confirmé en produisant une nouvelle belle accélération sur le plat. Pour sa première sortie à Auteuil, à l’occasion du Prix Frascati, le poulain a su préserver son invincibilité. Il a pris les commandes dès le premier tournant, se montrant appliqué dans ses sauts. Au début de la ligne d’en face, son compagnon d’entraînement Edgar du Berlais (Saint des Saints) ainsi que Bonheur du Sud (Lord du Sud) l’ont un instant relayé et ils ont haussé le ton, prenant quelques longueurs d’avance. Speed Émile est resté dans son action, en troisième position, et c’est sûrement grâce à cela qu’il a pu l’emporter aussi facilement.

À la sortie du tournant final, Speed Émile a repris l’avantage, prenant quelques mètres au reste du peloton. Il a penché sur sa gauche sur l’ultime haie mais, dans les 150 derniers mètres, a été capable de placer la même accélération que lors de ses deux premières sorties en haies. Il s’est détaché pour l’emporter de trois longueurs sans prendre dur. Winteriscoming (Balios) a très bien terminé pour s’assurer la deuxième place devant Edgar du Berlais, qui a trop "consommé" en face, et Vision du Rheu (Chœur du Nord), qui a couru en progrès.

Deux profils différents

Guillaume Macaire et Hector de Lageneste présentaient Speed Émile et Edgar du Berlais, deux poulains aux profils et aux modèles différents. Le premier est fait en cheval précoce et il est déjà très professionnel. Edgar du Berlais est entier, épais, et il a besoin de temps pour atteindre la plénitude de ses moyens. Mais le point commun entre ces deux compagnons d’entraînement est qu’ils sont bons. À leur sujet, Guillaume Macaire a eu ces mots : « Speed Émile a pris le temps de respirer en face lorsque les autres ont avancé. Nathalie Desoutter [son jockey, ndlr] a fait exactement ce que je lui ai dit. Speed Émile a pu travailler à 2ans, il était resté à l’entraînement et c’est un gros avantage, comme en plat d’ailleurs. Peut-être qu’il a moins de marge qu’Edgar du Berlais, encore que… Il est plus fait pour réussir à cette époque de l’année. Edgar du Berlais est un poulain beaucoup plus tardif que Speed Émile. Ils n’ont assurément rien à voir. Edgar du Berlais était sans doute moins souple qu’il ne l’était à Dieppe. J’ai dû lui redonner une chance au printemps car il s’était raidi. Ce genre de chevaux-là, ce sont des 4ans. Sel Jem n’avait pas encore couru à 3ans à cette époque et ça ne l’a pas empêché de remporter le Grand Steeple. Dans le tournant d’Auteuil, il a dû avancer et il est passé en "mode on" trop vite. »

Le neveu de Boris de Deauville

Élevé par Franck Van Haaren, Speed Émile est un fils d’Estejo (Johan Cruyff), actuellement stationné chez Joël Denis et père notamment de l’excellent Tunis. Sa mère, Emily Strange (Ballingarry), a gagné en plat au printemps de ses 3ans, sur 2.350m, à Strasbourg. Speed Émile est le premier vainqueur de sa mère, qui a eu ensuite un 2ans par It’s Gino (Perugino) et un yearling par Cokoriko (Robin des Champs). C’est le neveu de l’étalon Boris de Deauville (Soviet Star), triple gagnant de Groupe et lauréat notamment du Prix d’Harcourt (Gr2), et de Kingoverthewater (Dalakhani), deuxième du Grand Prix du Nord (L). La troisième mère, Loophole (Groom Dancer), a pris deux deuxièmes places dans des Listeds programmées sur 2.400m.

 

 

 

Danehill

 

 

Johan Cruyff

 

 

 

 

Teslemi

 

Estejo

 

 

 

 

 

The Noble Player

 

 

Este

 

 

 

 

Ermione

SPEED ÉMILE (H3)

 

 

 

 

 

 

Sadler’s Wells

 

 

Ballingarry

 

 

 

 

Flamenco Wave

 

Emily Strange

 

 

 

 

 

Royal Academy

 

 

Logjam

 

 

 

 

Loophole